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PARLER D’AMOUR…

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Que reste-t-il de neuf à dire sur l’amour, dites-moi?
Après l’avoir fantasmé en fusion totale et avoir constaté qu’en fusion, on n’existe plus.
Après l’avoir décrit comme un partenariat de deux entités indépendantes et avoir constaté qu’en partenariat, on s’éloigne souvent.
Après l’avoir ramené à des sécrétions physiologiques éphémères et avoir constaté que la biologie n’explique pas tout.
Après l’avoir décrit dans tous les sens, de toutes les manières, dans toutes ses dimensions, sans pourtant avoir réussi à le définir clairement, que reste-t-il à dire sur l’amour?
Rien, pardi! Il ne reste rien à en dire.
D’ailleurs, y a-t-il déjà eu quelque chose à dire sur ce sentiment bizarre qu’on peut réduire comme idéaliser, qui peut construire comme détruire, qui peut rendre heureux comme profondément malheureux?
L’amour est ce quelque chose qu’on a peine à décrire, qui nécessite à chaque mot qu’on en dit d’y amener des précisions de plus en plus pointues afin d’être certain qu’on parle de la même chose.
L’amour est ce quelque chose qui anime tout le monde, qu’on peut décrire abondamment, qu’on peut décrier, qu’on peut utiliser à son profit, qu’on peut bannir parce que jugé trop dangereux, qu’on peut tenter de vivre tout en n’étant jamais certain que c’est le « vrai » amour.
De l’amour, à vrai dire, on ne peut qu’en donner sa propre définition qui, du reste, risque d’être différente de celle des autres parce qu’on y aura apporté ses propres nuances, ses propres valeurs, sa propre couleur.
Il n’est pas rare d’ailleurs, de rencontrer des gens de tout âge qui, au sortir d’une relation, se demandent : qu’est-ce que l’amour, ai-je vraiment aimé, m’a-t-il ou m’a-t-elle vraiment aimé?
Au fond, l’amour est cette chose dont on est tous à la recherche. C’est cette façon d’être au monde qui n’est jamais complètement achevée. C’est un état dans lequel on se trouve. C’est cet élan vers nos enfants qui nous submerge en même temps qu’il n’est pas suffisant. C’est ce qui se passe dans un couple qui prend diverses formes et qui est toujours à perfectionner. C’est ce qu’on trouve aussi pour soi-même, tout au fond de soi, mais qui semble si fragile et si facile à perdre.
En fait, l’amour, on ne le trouve pas. C’est lui qui nous trouve.
Il nous trouve pour que nous apprenions de lui.
Il nous trouve pour nous rendre meilleurs.
Il nous trouve pour bouleverser nos certitudes et nos décisions.
Il nous trouve pour nous sortir de nos zones de confort et nous faire nous dépasser.
En réalité, l’amour ne se définit pas. Il se vit. Toujours plus, toujours mieux, toujours autrement.
Jusqu’à ce que, au terme d’une vie d’apprentissage de l’amour, nous ayons achevé la leçon et que nous découvrions que, de tout ce que nous aurons fait de cette vie, seul l’amour que nous y aurons mis restera à jamais, éternel, dans le souvenir de ceux qu’on a croisés.
Ce qui restera alors de nous, c’est l’amour que nous aurons vécu et que, pourtant, en le vivant, nous ne parvenions pas à expliquer.
Parce que nous n’étions pas son maître…
Nous étions son élève.
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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

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