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RIEN N’EST JAMAIS GRATUIT.

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INTRODUCTION

Je vais aborder un sujet plus que délicat avec vous aujourd’hui. Et déjà, ça me dérange que ça soit délicat. Parce que je trouve que ça ne devrait pas l’être.

Bon, je me lance : on va parler d’argent, d’activités rémunérées et de la supposée gratuité qui a cours actuellement un peu partout dans les milieux de développement personnel et ailleurs.

Un sujet délicat!

L’argent ne devrait jamais être un sujet délicat. Seulement voilà. On dirait qu’il ne faut pas en gagner beaucoup. C’est mal, on dirait. À moins bien sûr d’être un homme qui pousse un morceau de caoutchouc sur de la glace avec une palette de bois. Ça, ça mérite un ou deux millions par année. Ou une vedette de cinéma américaine. Surtout américaine. Peut-être parce qu’on ne la voit pas de très près. Peut-être aussi parce qu’elle rejoint nos fantasmes.

Nous avons dans nos gènes de québécois une sorte d’interdiction de faire de l’argent. Quant à afficher publiquement qu’on veut en faire, c’est encore pire. Je ne sais pas si c’est pareil en Europe, vous me direz. Mais ici, faire de l’argent, ça pue. C’est louche.

Quant à moi, ben j’ai un problème, parce que là, j’en suis rendu à un point où non seulement je veux en faire, mais en faire beaucoup, parce que je n’ai plus le choix.

Une mentalité d’économies.

Mais nous vivons dans un monde où l’on a créé une mentalité de restrictions, d’austérité, de disette. Et nous vivons cela comme si c’était vrai alors que nous ne remettons pas en question nos priorités. En fait, nous voulons ne rien sacrifier mais obtenir tout moins cher.

Nous allons tous d’ailleurs chez Wal-Mart ou chez Costco (moi aussi) parce que ça coûte moins cher sans se soucier qu’une fois les petits marchands disparus (parce que c’est ça que ça coûte aussi, aller chez Wal-Mart ou Costco), il ne restera que des gros qui dicteront leurs lois.

Personne n’a pensé qu’il n’y a pas d’économie à long terme dans le fait de payer moins cher. Il n’y a qu’un effet d’entraînement où des gens qui ont les moyens vous offriront les choses à encore moins cher en attendant que la roue tourne et que les compétiteurs crèvent.

Que nous le voulions ou pas, c’est la loi du marché. Et ça marche.

Plus encore. Nous voulons nous développer mais comme nous avons décidé de ne plus dépenser, nous mettons l’emphase sur les choses dites « gratuites ».

Et ça tombe bien : c’est la grande mode.

Formation gratuite, conférence gratuite, séminaire web gratuit.

Malheureusement, rien n’est gratuit. C’est faux de dire ça. J’y reviendrai tout à l’heure. Mais dites-vous qu’il y a toujours quelqu’un qui paie et quand ce n’est pas vous, c’est forcément un autre.

ORIGINE DE MA RÉFLEXION

Ma réflexion a commencé l’an dernier alors que j’étais de plus en plus sollicité pour des contributions gratuites « pour la visibilité ». C’est l’expression que les gens employaient. Or, je faisais déjà plus de 20 heures par semaine de bénévolat avec mes posts Facebook. Mais j’acceptais en général. Pour être gentil. Pour être généreux.

Ma réflexion s’est amplifiée lorsque François Lemay a initié ses conférences grand public « gratuites » de son pourtant magnifique mouvement « Inspire-toi ». Je me disais alors : conférence gratuite une fois par mois… comment en mettre une de plus payante dans le même mois? Étais-je jaloux? Je ne crois pas puisque si j’y avais été invité, je n’aurais pas accepté. J’avais peur surtout. Peur de ne plus avoir de place. J’ai donc travaillé sur cette peur jusqu’à ce qu’elle ne vienne plus biaiser ma réflexion.

J’y étais presque parvenu lorsque, dans la même semaine, j’ai été demandé à trois endroits différents du Québec… gratuitement. Même pas de fonds pour payer l’essence. Cette fois-là, j’ai refusé. Les gens qui me sollicitaient ne m’ont pas trouvé généreux et ne se sont pas gêné d’ailleurs pour me l’envoyer dire : « Vous savez, monsieur, des gens très connus ont dit oui à nos propositions. Ça vous aiderait à vous faire connaître.»

J’ai alors cessé d’organiser des conférences et me suis dit qu’il fallait encore que j’y réfléchisse. Et que je calme une colère qui commençait à monter.

 

ON CONSIDÈRE PARFOIS NORMAL QUE CE SOIT GRATUIT.

Au début de l’été, je suis tombé sur le post Facebook du musicien et du restaurateur. Vous l’avez sans doute déjà lu. Un musicien ayant été demandé par un restaurateur pour se faire connaître dans son restaurant « gratuitement », « pour la visibilité », réponds au restaurateur qu’il lui offre de venir faire sa bouffe chez lui, « pour se faire connaître ». Ce petit texte m’a frappé.

Il m’a frappé parce que quelque chose était évident. En effet, il semblait normal que le restaurateur offre son espace au musicien. On pouvait même penser que c’était gentil. Pourtant, l’inverse n’était pas vrai. Ce n’était pas normal de demander au restaurateur de travailler gratuitement.

Du coup, une évidence m’est apparue.

Il y a des catégories de personnes, de métiers à qui l’on peut demander de travailler gratuitement. Pour les autres, il faut à tout le moins sauver les apparences. Surtout pour les personnes qui travaillent avec la souffrance humaine. Histoire de garder ça « gratuit». En tout cas en apparence.

On ne paye pas pour aller voir un médecin (en apparence en tout cas). On ne paye pas pour bénéficier d’un travailleur social et d’un psychologue dans un CSSS (en apparence en tout cas).

La clé de ma réflexion était là, dans l’expression : «en apparence en tout cas»!

Car, en fait, dire que c’est gratuit, c’est faux. C’est toujours faux. Tout a un prix. Et c’est cette sorte d’hypocrisie qui me gênait.

Fort de cette découverte, ma réflexion s’en trouva accélérée. C’est le fruit de cette réflexion que je vous livre aujourd’hui. Une sorte de prise de conscience. Une chose qu’il faudrait toujours garder en mémoire.

 

AVEC L’HUMAIN, RIEN N’EST JAMAIS GRATUIT.

En fait, c’est le principe même de la vie sur terre. Et ce n’est pas du tout mal.

L’être humain, sur terre, doit vivre. Il doit s’alimenter, se déplacer, vivre, quoi.

Et pour cela, il travaille.

Pour obtenir des biens, des services, auprès de d’autres qui travaillent aussi,

C’est comme ça que ça marche.

Par conséquent, lorsque vous acceptez d’aller quelque part où vous ne paierez pas (je préfère cette expression à « gratuit »), c’est que d’autres l’ont payé pour vous ou que vous l’avez déjà payé sous une autre forme (vos impôts, par exemple).

Lorsque vous allez voir le médecin, vos impôts ont déjà payé ce service. Indirectement, ceux qui ne sont pas malades ont aussi contribué à défrayer le prix de votre consultation.

Lorsque vous allez voir un intervenant dans un CSSS, vos impôts l’ont aussi payé. De la même façon que le médecin.

Lorsque vous vous déplacez pour une conférence que vous ne paierez pas, d’autres ont payé pour cela. Les conférenciers ont accepté de vous donner un temps où ils auraient pu vaquer à des occupations rémunérées. Ils ont payé l’essence et l’usure de leur voiture pour venir vous voir. L’organisateur a aussi payé la salle. Des gens ont payé des kiosques pour vous offrir des services au sortir de la salle. Tout cela, non, ce n’est pas gratuit.

Mais nous gardons dans notre mentalité que c’est gratuit.

Et pire, on prend aussi certaines libertés en s’autorisant le droit de le dénigrer.

 

CE QUI EST GRATUIT EST DÉPRÉCIÉ PAR RAPPORT À CE QUI NE L’EST PAS.

Un effet pervers de cette apparente gratuité est de considérer que c’est moins bon que si l’on avait payé.

Bon, je vous entends déjà. Vous allez me dire que ce n’est pas comme ça, que vous, vous appréciez et ne diminuez pas la valeur de ce que vous recevez.

Pourtant, dans mon expérience clinique, c’est le contraire qui se passe.

Premier exemple.

J’accepte parfois des gens de bonne volonté à très peu de frais pour des psychothérapies. Pas sans frais, justement, pour ne pas induire ce genre de chose, mais à peu de frais.

Je le fais de façon très encadrée.

Je demande à la personne de fixer elle-même mes honoraires, sachant qu’ils sont normalement de 100$, pour que cela réponde à deux conditions :

  1. Que ce soit forçant pour elle.
  2. Que cela ne la mette pas dans la merde.

Il est ensuite convenu que si sa situation financière s’améliore, elle augmentera sa contribution. Il est aussi convenu que la personne doit me payer le montant manquant en motivation et en travail sur elle. Qu’elle doit être active dans sa psychothérapie.

Cela me semble très bien comme encadrement et très clair. Je prends aussi bien soin de choisir des gens très motivés pour offrir cette opportunité.

Au début, ça marche très bien. Pourtant, avec le temps, la personne se démotive, vient dans mon bureau pour « jaser », annule ses rendez-vous, me dit qu’elle ne pourra pas venir cette semaine parce qu’elle n’a pas de sous alors que j’apprends qu’elle a payé dans cette même semaine bien plus cher pour une manucure, un massage et parfois même un souper au restaurant.

Il n’arrive jamais, alors que la personne me dit avoir trouvé un emploi mieux rémunéré, qu’elle me propose d’augmenter mes honoraires alors que c’était sa responsabilité. Et lorsque je lui fais remarquer, elle s’en montre étonnée… et annule désormais ses rendez-vous. Elle a intégré que ça valait le prix qu’elle payait déjà et refuse d’augmenter le tarif.

Une personne qui payait 20$ m’a déjà dit : «vous me chargez 20$, si je dois vous en donner plus si j’en gagne plus, à quoi ça me sert d’augmenter mon revenu? Le 20$ est dans le budget et c’est ce que j’ai à vous offrir. Le surplus me servira à me payer enfin un peu de luxe, pas un psy.»

 

Deuxième exemple.

Il existe au Québec ce qu’on appelle des PAE (Programmes d’aide aux employés).

Ce concept suppose qu’une firme vend des heures de consultation à une entreprise afin que ses employés puissent consulter s’ils ont un problème. Ce service est défrayé par la compagnie et par conséquent l’employé ne paye pas pour le nombre de rencontres prévues au contrat.

Il se produit le même phénomène que plus haut. Les gens s’impliquent moins, travaillent moins sur eux. Il est fréquent que la personne revienne me voir en me disant qu’elle n’a pas fait des exercices que je lui avais conseillés alors que cela n’arrive presque jamais lorsque la personne paie.

J’ai remarqué d’ailleurs l’an dernier que c’était pire lorsqu’il s’agissait de thérapies de couple. À tel point que j’ai pris la décision cette année de ne plus passer par les programmes d’aide pour les couples. Et c’est étonnant de voir à quel point ça bouge depuis qu’ils paient.

Il me semble évident que, même inconsciemment, lorsqu’on ne paie pas, on ne donne pas la même importance à ce qu’on reçoit.

Il s’ensuit aussi un phénomène bizarre.

Beaucoup, plutôt que d’être reconnaissants, critiquent ce qu’ils reçoivent.

L’employeur est pingre de n’autoriser que 5 rencontres, les conférences « gratuites » ne commencent pas à l’heure ou finissent trop tard, les salles sont trop chaudes, les psychothérapies ne valent rien etc.

Ma grand-mère disait : «À cheval donné, on ne regarde pas la bride».

Je suppose que, s’il y a un proverbe pour dire cela, c’est que pas mal ont tendance à la regarder, cette bride.

Il serait important alors de réaliser que si nous faisons ça, nous nous  se comportons comme des enfants gâtés qui agissent comme si tout leur était dû! Et une fois faite la prise de conscience, changer d’attitude serait conséquent.

 

SI ON NE PAYE PLUS RIEN, IL FAUDRA TOUT PAYER.

Imaginons un instant que l’on se comporte ainsi : nous n’utilisons plus que ce que nous ne payons pas. Dès qu’il faut contribuer financièrement, nous nous retirons. Voyons un peu le tableau.

Nous n’utilisons que les trucs annoncés «gratuits» pas les conférenciers, nous allons souper dans les dégustations de l’épicerie sans rien acheter, nous allons uniquement dans les bibliothèques et n’achetons plus aucun livre. Bref, partout où c’est possible, nous n’achetons plus rien. Que se passerait-il? L’épicerie ne ferait plus de dégustation. Les conférenciers ne donneraient plus de prestations volontaires. Les Éditeurs ne publieraient plus.

Je vous explique.

Chaque matin, l’an dernier, je mettais une image et une pensée sur ma page professionnelle Facebook. Cela me prenait environ une heure et demie et je me levais deux heures plus tôt pour pouvoir faire ça. Cela représentait au bas mot dix heures de bénévolat par semaine. Comptons ensemble ce service »gratuit». Trois mille heures par année. Si nous le comptons au tarif de 100$ de l’heure, cela représentait 300 000$. Même en le comptant à 20$ de l’heure, cela aurait fait 60 000$ par an et au salaire minimum, 30 000$. Ce n’est pas rien.

Les gens appréciaient cela. Mais ce n’était pas gratuit. C’était un truc qui vaut 30 000$ minimum.

Imaginons maintenant que la moitié seulement des gens qui me suivaient aurait acheté mon livre dans l’année. Une contribution, donc, de 20$ pour toute une année.

Si cela était arrivé, je serais déjà en réimpression, ce qui n’est pas le cas.

Cela voudrait dire aussi que mes pensées auraient attiré des gens qui avaient l’élan de contribuer.

Comme ce n’est pas le cas et qu’il faut que je gagne ma vie, je vais devoir prendre de ce temps pour gagner de l’argent. Écrire d’autres livres, faire des consultations privées etc.

Je vais, en fait, diminuer ma contribution bénévole.

Ce n’est pas un manque de motivation qui m’anime. C’est une considération de base : je dois gagner ma vie. Je n’aurai pas le temps de faire des trucs qui ne rapportent pas.

C’est la même chose pour le grand mouvement « Inspire-toi » de François Lemay. Si vous ne faites qu’assister à ses conférences dites gratuites, que vous n’achetez jamais rien aux kiosques de l’entrée, que vous ne faites jamais de don pour le mouvement, le mouvement va mourir. Parce que lui aussi, il doit gagner sa vie.

Comme rien n’est jamais gratuit, les gens qui paient pour que puissiez ne rien payer doivent recevoir en retour (oui, je sais, ça donne un coup à l’altruisme de la chose, mais l’altruisme ne se mange pas). Autrement, ils vont devoir cesser de payer tout le temps et retourner à des activités lucratives. Parce qu’ils doivent gagner leur vie.

Ce qui fait qu’à la longue, tout ce qui était «gratuit» ne le sera plus.

Je vous propose donc de suivre quelques personnes seulement que vous aimez et qui proposent des trucs que vous ne payez pas et de faire un geste pour eux dans l’année. Un geste concret.

Imaginons par exemple que vous suiviez les conférences de François Lemay toute l’année. Vous aurez environ 30 conférences que vous ne paierez pas. Mettons-les à 10$ chacune (ce qui est très peu). Vous aurez eu pour 300$ de services. Il y a un onglet sur sa page où il est possible de faire un don. Pourquoi ne pas penser à 50$? Pour toute une année de services… N’importe qui peut amasser 50$ dans une année.

 

LA GRATUITÉ A UN COÛT.

Vous voyez un peu où je veux en venir?

Tout le monde doit gagner sa vie.

Lorsqu’on vous propose quelque chose que vous ne payez pas, c’est important d’en être reconnaissant et d’avoir à cœur d’encourager la personne qui vous propose cela.

N’oubliez pas que lorsqu’on vous propose quelque chose de gratuit, la personne qui vous le propose doit gagner sa vie. Et que cela lui a coûté quelque chose de vous l’offrir.

Un petit truc en sa faveur dans l’année est un geste normal.

Le contraire, c’est d’agir en parasite.

Et si on travaille uniquement pour des parasites, un jour, on ne pourra plus travailler du tout, parce qu’il n’y aura plus de bouffe dans le frigo.

Restera toujours Facebook, me direz-vous?

Facebook n’est pas gratuit. Il est payé par les annonceurs grâce à sa publicité ciblée obtenue par l’analyse de nos informations personnelles. Si un jour, Facebook n’avait plus le droit de recueillir les renseignements personnels, il mourrait. Lui aussi.

Rien n’est jamais gratuit.

Et si on a l’impression que ça l’est, c’est que quelqu’un d’autre paie la note.

Il faut savoir qui… et, le cas échéant, l’aider un peu quand il en a besoin.

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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

12 COMMENTAIRES

  1. Avec l’évolution du marketing Internet, la consommation gratuite amène aussi un autre effet pervers :
    Nous « profitons » du gratuit avec l’arrière pensée qu’il s’agit d’un appatage commercial alors qu’il peut s’agir d’un produit ou d’un service sincèrement donné (offert) par désir de partage ou de gratitude.
    Du coup on bénéficie de jugements et de critiques dignes d’une analyse marketing de produit et non de feedback authentique en guise de connexion et de remerciements.

    • Bonjour Stéphane.
      Effectivement, quelque chose d’offert qui est suivi par une offre commerciale engendre inévitablement une analyse dans le sens du marketing. Il serait facile d’éviter cela en offrant sincèrement comme vous dites sans ensuite offrir un produit payant. C’est d’ailleurs ce que je fais dans mes capsules YouTube qui ne comprennent aucune offre d’achat ni demande de courriel. Il est évident que la personne qui offre en plaçant déjà comme condition de donner son courriel n’a pas que l’intention de donner mais aussi de se constituer une liste de diffusion, ce qui est déjà une stratégie marketing. Si ensuite elle offre une produit payant, elle est bien évidemment aussi dans une stratégie marketing. Ce n’est pas mal. Mais c’est du marketing. Il n’y a pas de honte à le faire, mais y associer quelque chose de gratuit comporte aussi statistiquement l’effet que plusieurs ne prendront que ce qui est sans frais. Cela fait aussi partie de la stratégie marketing. Je ne vois pas pourquoi on adresserait nos remerciements à « Dove » lorsqu’elle nous envoie un échantillon gratuit. Quand on donne quelque chose sans demande de courriel et sans offre de produit, là, par contre, la moindre des choses serait effectivement de remercier lorsque l’on en profite.

  2. Une prise de conscience ce matin. Depuis plus de 4 ans j’offre de la gratuité sur les différents réseaux sociaux et sur mon blogue mais je n’avais jamais pris le temps de calculer sa valeur. Hiiii…ça surprend. Merci Jean

  3. Excellent article! Le respect accorder à notre travail nous permet de sentir que les autres nous respectent également. Cet article m’encourage à poursuivre cette démarche d’offrir un service et des produits de qualité contre une rémunération, oui sensible et bienveillante, mais juste et équitable envers les efforts qui y sont mis!

  4. Le rapport à l’argent en France est le même. Je pensais les canadiens moins complexé que les français.
    Excellent article et écrit d’une façon sensible et sans jugement.
    Si vrai hélas, rien n’est gratuit même les citations mise quotidiennement.
    C’est du temps. Avec espoir d’un retour.
    Merci !

  5. Oui!!! On accorde moins de valeur si on n’a pas travaillé pour obtenir quelque chose. En payant, aussi, on dirige notre énergie vers, on exerce notre pouvoir de faire des choix.

    Certains systèmes « gratuits » fonctionnent lorsque TOUT LE MONDE y participe et s’investit. Encore là ce n’est pas gratuit puisqu’on donne tous notre temps, notre énergie, etc. Si une personne donne et tous en profitent, elle va s’épuiser. Mais lorsque tout le monde donne, wow! nos forces sont décuplées au-delà de ce qu’on croyait possible.

    Comme tu le soulignes, on a souvent des attentes vis-à-vis certaines personnes qu’elle pourront toujours donner, ou offrir pour moins cher, sans comprendre les mécanismes derrière tout ça. Belle réflexion en ce lendemain de fête du travail! 🙂

  6. Dommage que les gens paient pour consommer des biens souvent non indispensables et se refusent à payer des biens ou des services indispensables pour leur bien emotif et spirituel. Pourtant le coeur humain ne s’achète pas, il se nourrit .
    Merci d’avoir remis les pendules à l’heure .

  7. Je suis en accord avec tes propos Jean. À tous ceux qui ont eu envie d’acheter le livre et qui ont remis ça à plus tard (et qui ont finalement oublié), je vous le dis, il est vraiment captivant et surtout, instructif!

    Bonne continuation Jean 🙂

    Stephanie

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