PENSÉE CRITIQUE 101 OU COMMENT SE FAIRE UNE OPINION.

PENSÉE CRITIQUE 101 OU COMMENT SE FAIRE UNE OPINION.

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Il y a quelques années, j’avais bien fait rire de moi lorsque j’ai décidé, dans le Cégep où j’enseignais, d’afficher mes diplômes sur le mur de mon bureau.

Sur le coup, les gens avaient réagi surtout au fait que j’avais deux diplômes de maîtrise et un diplôme de pédagogie. Ça en faisait beaucoup. On se disait donc : « il veut se péter les bretelles ».

Pourtant, j’enseignais bel et bien deux matières pour lesquelles j’avais obtenu chacune un diplôme. Et il me semblait normal que les étudiants-tes aient accès à ma formation. C’était pour moi une question de crédibilité.

De la même façon, si vous allez voir un avocat, un médecin, un dentiste, un comptable, un psychologue, vous risquez de voir non seulement leurs diplômes sur leurs murs mais aussi leur permis de pratique de leur ordre professionnel.

Il est normal (et même obligatoire dans le cas des ordres professionnels) d’afficher à la vue du public ce qui nous permet d’exercer notre métier.

Lorsqu’on consulte un professionnel, il nous semble d’ailleurs tout à fait normal d’aller voir un avocat ou un notaire pour une question de droit et un médecin pour un problème physique. Habituellement, nous allons éviter les gens qui risquent d’être incompétents.

Pourtant, au Québec, une habitude persiste. Faire appel au « patenteux » de service. Notre voiture nous lâche? On a un « mononcle » pour ça. On se sent mal? Je suis certain qu’une « matante » se fera un plaisir de vous donner une petite pilule qu’elle a eu d’une voisine qui l’avait eu d’un médecin. On se fait des autodiagnostiques et on aime ça.

Pourtant, c’est risqué.

Et on le sait.

En matière d’opinion, on fait souvent la même chose. On adopte l’opinion d’Untel parce qu’on aime sa figure, et on l’accepte comme une vérité.

Pourtant, rien n’est peut-être plus loin de la vérité que l’opinion de mon oncle Untel.

N’est-ce pas?

Il y a maintenant quelques années, il y a eu un grand débat sur les droits de scolarité au Québec.

À l’époque, beaucoup de choses se sont écrites là-dessus. Du meilleur et du moins bon.

En fait, quasiment tout le monde a écrit là-dessus car,  depuis l’avènement des réseaux sociaux, beaucoup se donnent des airs de spécialistes et affichent une opinion plus ou moins fondée sur à peu près n’importe quel sujet. Et c’est un grand danger parce que ça multiplie les « patenteux »  de service. En effet, avec Facebook et Twitter, nous devenons tous des « mini spécialistes » et nous émettons nos opinions comme des vérités scientifiques.

C’est la liberté d’expression. Et on la confond trop souvent avec la vérité.

En 2015, il y a les attentats de Paris. Il se produit la même chose. Les « patenteux de service » reprennent leurs théories qui sont à leur tour reçues par beaucoup comme la vérité.

J’aimerais alors reprendre mon chapeau de professeur aujourd’hui et vous expliquer tout simplement quelques principes sur l’art de se forger une opinion fondée sur des arguments rationnels.

En fondant nos opinions, on pourrait ainsi éviter très souvent de lancer des remarques incendiaires parfois aussi imbéciles qu’excentriques en ayant l’air d’illuminés soudainement frappés par la Vérité avec un grand « V ».

D’ailleurs, très peu de gens dans l’histoire ont prétendu avoir reçu une révélation. Certains ont fondé une religion, et tous les autres ont été soignés.

Cela dit, avant d’aller plus loin, je me permets de vous dire que j’ai enseigné au niveau collégial pendant trente ans et que l’enseignement de cette pensée critique fait partie des tâches et des compétences des profs du collégial. Pas pour me péter les bretelles, mais pour que vous connaissiez mes compétences.

 

Fonder son opinion.

Premier principe : Une opinion est fondée sur des connaissances.

Il me semble normal avant même de se faire une opinion, d’avoir des connaissances dans le domaine. J’ai le droit de ne pas aimer les cactus.  Je peux même l’écrire sur Facebook : « Je n’aime pas les cactus! » Ça défoule, mais ça reste mon amour ou ma haine des cactus. Ce n’est pas encore une opinion fondée intellectuellement. Pour ne pas en rester à un « feeling » sur les cactus, je vais devoir m’informer. Acquérir des connaissances sur les cactus.

Il en va de même de toute question importante. Avant de me faire une opinion, je dois acquérir des connaissances sur le sujet.

Et je dois dire que ce n’est pas en lisant ou écoutant n’importe quoi que je vais acquérir ces connaissances.

Deuxième principe : Utiliser des connaissances provenant de sources fiables.

Ma tante Unetelle a eu des cactus dans sa vie. Elle est sans doute une source de connaissance. Son « opinion » est sans doute plus fondée que d’autres qui n’en ont pas eu.

Pourtant, un horticulteur qui a passé sa vie à étudier les cactus risque d’avoir une opinion encore plus valable que celle de ma tante.

Il en va de même dans tous les domaines.

Ce n’est pas parce que j’aime un personnage qu’il a une opinion valable sur le sujet qui me préoccupe.

Prenons Hubert Reeves. N’est-ce pas un personnage touchant, attachant, compétent en astrophysique? Il est génial ce bonhomme et je l’adore. Cependant, s’il donne son opinion sur l’enlèvement des ordures à New-York, son opinion là-dessus ne vaut que ce que l’opinion des autres valent. Il n’est pas un spécialiste des ordures. Et en cette matière, malgré tout le bien que je pense de M. Reeves, il est bien possible qu’un éboueur de la ville de New-York ait une opinion un peu plus fondée que lui sur le sujet.

Troisième principe : Évaluer la fiabilité de ma source.

Il est donc impératif, avant de se forger une opinion, d’accumuler des connaissances sur le sujet, et plus encore, des connaissances provenant de sources fiables.

Et comment va-t-on être certain que la source dont je m’inspire est fiable? En fait de deux manières.

Dans un premier temps, je dois être au courant de sa formation réelle et de sa réputation. Est-ce que la personne que je lis a étudié dans le domaine? Est-ce qu’elle est reconnue comme une spécialiste? Il vaut parfois la peine de s’interroger sur ces paramètres car la crédibilité de l’information peut alors être sérieusement mise en doute.

Mais cela n’est pas suffisant. Dans un deuxième temps, il faut savoir que l’objectivité absolue n’existe pas et que même une personne bien formée va forcément laisser passer dans son information certaines valeurs, orientations personnelles qui parfois seront peut-être subtiles mais qui seront quand même présentes par l’omission de certains détails, des dérives dans la méthodologie.

Par conséquent, il n’est pas suffisant de s’informer à une seule source ET il n’est pas suffisant de s’informer à des sources d’une même origine. Il faut aller chercher le point de vue contraire.

Quatrième principe : Chercher une information fiable et contraire.

En science, cela se nomme la réfutabilité. Toute recherche doit présenter sa méthodologie et les caractéristiques de l’étude afin que d’autres puissent voir si l’on obtient toujours les mêmes résultats.

Il en va de même pour une opinion éclairée. Très souvent, cette opinion sera teintée de la subjectivité de son auteur ou de la firme qui paie pour l’étude. Il devient alors important d’aller chercher l’équivalent de « l’autre côté » du miroir, comme on dit. Une source avec des compétences mais qui soutient le contraire.

Confronté alors à des sources fiables et variées qui tiennent des discours différents, on pourra se faire une meilleure idée du sujet pour lequel on veut se faire une opinion fondée.

Et bien sûr, tout cela se fera dans le souci de réajuster son opinion si d’autres sources s’ajoutent et font à nouveau pencher la balance.

On appelle cela : changer d’idée. Et ça, y’a juste les cons qui ne se permettent pas de le faire, dit-on.

En conclusion : une opinion non fondée et basée sur l’affectivité est source d’exagération et de polarisation.

Bien sûr, je pourrais continuer bien longtemps et en multipliant les exemples. Mais cet article portait le titre de « pensée critique 101 ». Mon objectif n’était donc que d’en faire une toute petite introduction.

Lorsqu’un débat important voit le jour, les opinions se retrouvent habituellement partagées de façon dichotomique (en deux parties) mais en général, on peut penser que la distribution des opinions se fait à peu près selon ce qu’on appelle la loi normale.

Selon cette loi, une majorité de gens (68% environ) se retrouveront partagés dans des opinions modérées. Bien sûr, on y trouvera aussi des extrêmes, mais en nombre limité, les grands extrêmes de chacun des côtés ne regroupant qu’environ 0,1% de la population.
Si on attise le débat à coups de subjectivité, d’affectivité, et d’ignorance, on pourrait imaginer alors que la courbe aura tendance à s’inverser, que les extrêmes seront gonflés et qu’on ne trouvera plus beaucoup de gens autour du centre.
Cela donnerait un schéma comme celui-ci :

On peut alors remarquer que les extrêmes ont considérablement gagné en pouvoir et que la voie modérée a tendance à ne plus exister. On remarque aussi que les deux côtés sont dans les extrêmes et pas seulement un seul. Et les deux côtés ont l’impression d’avoir raison, bien sûr.

Le problème, c’est que dans une telle situation, aucune solution n’est possible puisque la solution se trouvant dans le dialogue et l’empathie se trouve dans un centre qui n’existe plus.

Lorsque j’ai vu arriver les événements qui ont eu cours au Québec sur les droits de scolarité et les exagérations lors des manifestations, j’ai senti mon cœur se tordre.

Peu importe de quel côté je suis, j’ai vécu émotionnellement un dur coup. Et j’avoue que j’ai senti ma propre « couleur » se noircir.

Lorsque j’ai entendu la nouvelle des attentats de Paris, ça a été de même. J’ai nettement senti que je devenais extrémiste moi-même. Comment ne pas réagir ainsi devant une telle barbarie.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas réagi tout de suite puisque je n’aurais simplement qu’attisé le feu. Je serais devenu un « patenteux de service ».

Or, la solution ne passe pas par là.

La solution passe par se calmer, réfléchir, et tenter par de la réflexion de rouvrir un milieu qui n’existe plus guère.

Mais ce n’est pas facile lorsqu’on voit ce qui se passe.

Pour cela, on peut, quelle que soit sa couleur, mettre la main à la pâte et au moins éviter les envolées affectives dépourvues de sources fiables et remplies de mépris pour le côté adverse.

Ce n’est pas nécessaire de cesser de poser des questions.

Mais au moins peut-on, en tout cas je l’espère, poser nos questions dans un respect minimal des personnes qui permettra de faire avancer les choses.

Un moyen de faire ça est de simplement plonger en nous-mêmes et de voir que nous portons très souvent les deux côtés de la médaille. Oui, oui, en nous.

Se mettre à la place de l’étudiant qui se fait poivrer donne envie de tourner les voitures de police à l’envers. Se mettre à la place du policier qui se fait lancer des pierres après 80 heures de travail donne envie de prendre une bonbonne de gaz.

Entendre dire que des terroristes islamistes ont tué gratuitement des personnes donne envie de biffer le « istes » d’islamistes pour faire de l’Islam un coupable. Se mettre à la place d’un musulman qui est dans un camp de réfugiés parce qu’il a peur des islamistes donne envie de l’accueillir et de tuer les méchants.

 

Dans les deux cas, en me mettant à la place des autres j’ai senti une chose : la haine. Le côté noir de la force, dirait-on.

Devant une attitude extrême, on a tendance à prendre l’autre extrême. Pour équilibrer.

 

Il faut donc se calmer. Même si c’est difficile. Et des deux côtés.

Agir autrement nous dirigerait encore plus vers une escalade dont plus personne ne veut.

Ni d’un côté, ni de l’autre.

Dans le conflit étudiant, il y a des « anarchistes » et il y a des « fascistes ». Ils représentent tout au plus 0,2% de la population.

Dans l’histoire du terrorisme, il y a eux, qui ne représentent qu’un petit nombre, et il y a nous qui avons envie de les massacrer et qui généralisons à l’Islam tout entier. En nous dirigeant vers la haine et en augmentant le nombre d’extrémistes de notre côté, nous augmentons du même coup le nombre d’extrémistes de l’autre.

Devenir comme eux, c’est simplement réagir.

Et quand on réagit, on ne réfléchit plus.

On devient le patenteux de service qui amalgame tout, ne comprend rien et dit des atrocités.

Nous devenons dès lors partie prenante d’un extrémisme dont nous n’avons que faire pour avancer.

 

 

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Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

6 COMMENTAIRES

  1. Merci beaucoup d'avoir mis des mots sur ma pensée dans cet article! Je suis malheureusement dans un milieu qui se fait bombarder parce que je suis capable de mettre mes émotions de côté et de me mettre à la place des deux parties.

  2. À la lecture de votre commentaire, je ne peux évidemment qu'être d'accord avec vous sur le fond.

    Dans mon article, je ne visais qu'une introduction à la pensée critique et, dans un premier temps, j'ai préféré miser effectivement sur les formations "reconnues" tout simplement parce qu'on peut évaluer plus facilement, à partir de ce "diplôme" la nature des connaissances de la personne que l'on consulte.

    Je n'aurais aucun problème à écrire une suite en y intégrant les gens qui ne s'improvisent pas spécialistes mais qui le sont vraiment sans pourtant avoir de reconnaissance officielle.

    Une question demeurerait cependant: comment fait-on pour, sur la simple affirmation "je m'y connais" déterminer les compétences réelles de la personne qu'on a en face de soi?

    Les universités pourraient peut-être, par exemple, introduire des examens menant à un diplôme (et donc à une reconnaissance officielle) pour des gens ayant fait un cursus différent. Mais on en resterait alors au jugement des universités et donc à la reconnaissance officielle.

    Je ne nie pas la valeur des connaissances des autodidactes. Mais il est vrai que j'ai un biais et que je suis porté à être très critique vis-à-vis d'eux. Tout simplement à cause de ma propre expérience en psychologie où j'ai vu trop de gens totalement incompétents s'improviser "thérapeutes" et faire des ravages graves chez des gens déjà en souffrance.

    Cela dit, il y a aussi des diplômés qui errent gravement.

    Le problème reste donc entier. Mais je ne crois pas que ce soit celui de l'origine de la formation mais surtout celui de la qualité de l'accréditation.

    Par contre, dans un article d'introduction à la pensée critique, je reviens tout de même à ceci: si l'on veut développer sa pensée dans un domaine, il est préférable de puiser ses premières sources à des penseurs "reconnus" et contradictoires. Plus tard, lorsque notre pensée commencera à être éclairée sur le sujet, nos connaissances mêmes pourront sans doute déterminer aussi en partie la valeur d'autres sources moins reconnues.

    Cela dit, j'entends bien votre réaction face à ce professeur de médecine. (Notez que, chez nous, on ne l'écrit pas avec une majuscule car c'est un rôle bien plus qu'un titre). Pourtant, j'avoue que personnellement, je l'aurais effectivement pris comme un compliment malgré le fait que son propos dénote un certain préjugé. Uniquement parce qu'en le formulant, il reconnaissait justement la valeur de vos connaissances.

    Au plaisir.

  3. Pour la 1ère fois en vous lisant, Cher Jean, je suis mitigée. Esprit critique oblige ;o)

    Vous insistez fort sur la formation universitaire et autre type de formation. Ok c'est important.

    Mais l'autodidaxie peut-être une "vraie" formation aussi valable qu'une formation universitaire. Sauf qu'être autodidacte n'est pas reconnu, n'est pas valorisé. Et n'est pas légitimé. Vous vous en doutez, je ne suis pas neutre sur ce terrain… Voici mon expérience.
    Je n'ai "qu'un" Bac… J'ai passé il y a qq années, un Diplôme Universitaire. Lors de ma soutenance, le Professeur en médecine m'a dit qu'il avait été agréablement surpris que je produise un tel travail de recherche en ayant seulement un bac ! Et bien voyez-vous, je ne suis pas certaine de l'avoir reçue comme un compliment ! ;o) Je n'ai qu'un bac mais les sujets qui me passionnent, je les fouille. Du coup, en terme de connaissances, j'ai plus qu'un bac mais je ne peux pas les valoriser. Et ces connaissances, je ne peux pas les réinvestir professionnellement. La Loi s'y oppose.

    Les Etats devraient trouver un moyen de valoriser et soutenir l'auto-formation.

  4. Incroyable! quelle vérité! Et je l'ai vécu pas plus tard qu'hier; une dame sans instruction qui croit dur comme fer à l'expérience de son ami universitaire et, la voilà partie de son commentaire sans écouter l'autre version d'une autre universitaire qui a vécu une histoire différente; elle est convaincu que…etc etc…c'est son ami qui a raison comme de raison…lol

  5. N'ayant pas fait d'études supérieures, je suis ravie d'avoir eu cet énoncé sur l'art de ce faire une opinion. Depuis le début de ce conflit, je croyais m'être fait une tête sur le sujet, mais plus le temps passe, plus je me rends bien compte que je suis toujours très ambivalente. De plus, je suis consciente qu'un état de terreur m'envahi (J'ai même été témoin d'une discussion très violente à la pharmacie dernièrement, on réclamait fort que l'armée s'en mêle.). C'est à ce moment que j'ai décidé sérieusement de m'informer, d'écouter des spécialistes en la matière, à me questionner sérieusement sur ce que je voulais comme société, à cesser de faire l'autruche. Comme la violence n'est vraiment pas mon "bag", je souhaite de tout coeur que le calme revienne. Ce conflit, c'est l'affaire de toutes et de tous. Le temps presse. Se donner comme mandat de tenter d'apporter une solution à chacune de nos critiques me semblerait plausible et bien souvent calme les ardeurs.

  6. Bonjour Jean,
    une petite réaction à ton article. La difficulté lorsque les avis sont polarisés et que tu gardes ton esprit critique c'est de recevoir les foudres des deux côtés. Je connais beaucoup d'étudiants qui ont préféré le silence, plutôt que de donner leurs avis car ils étaients étiquettés contre lorsqu'ils parlaient avec des gens pour, et pour lorsqu'ils parlaient avec des gens contre. Pourtant souvent plus modérés et plus critiques, ils ont préféré se tenir loin de la présente crise. C'est dommage mais peut-être que la modération n'est pas le fait des jeunes, ni même des vieux d'ailleurs! Peut-être que ce sont eux que nous aurions dû écouter? Mais il est vrai que l'exemple du gouvernement (à mon avis) n'encourage pas trop la pensé critique et d'analyse. Si oui, je me demande encore la motivation de cette loi spéciale en sachant que cela ne ferait qu'exacerber la violence…Et là, mon côté sombre de la force reprend le dessus…

    Bonne journée! Et merci pour ce rappel!

    Julie Montreuil

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