Accueil Cesser l'auto-maltraitance IL Y A EN VOUS QUELQU’UN QUI NE VEUT PAS VOTRE BIEN.

IL Y A EN VOUS QUELQU’UN QUI NE VEUT PAS VOTRE BIEN.

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Il y a presque toujours en nous ce petit quelque chose qui nous dit:

«Tu ne pourras pas, c’est trop pour toi, tu n’es pas assez intelligent, tu rêves, c’est impossible, tu ne réussiras pas…»

Cette partie de nous est à la source de nos autosabotages, de notre automaltraitance, de notre tendance à faire se réaliser le pire alors que nous étions sur la route du meilleur.

En fait, ce petit bonhomme n’est pas un sadique qui prend plaisir à nous torpiller. Il est simplement la partie de nous qui a complètement intériorisé les messages négatifs reçus de l’extérieur et qui, convaincu que nous ne sommes pas capables, cherche à confirmer les idées reçues.

En psychologie, cela s’appelle l’ «autoréalisation de la prophétie».

C’est un conditionnement et, comme tout conditionnement, nous pouvons le déprogrammer.

Certes, ce n’est pas facile. Quand cela fait vingt ans que nous nous faisons dire que nous n’y arriverons pas, les croyances sont tenaces, imprégnées, et il faut faire de grands efforts pour arriver à les déloger. Mais c’est tellement nécessaire…

Pour cela, il faut chercher cette partie de nous qui est convaincue de ces injonctions négatives, l’aimer très fort et lui expliquer qu’elle vaut la peine, que ce qu’on lui a dit n’était pas vrai et qu’elle peut se laisser aller à croire aux rêves, à croire en la vie, à croire que l’on est digne d’être heureux. Il faut la faire couper avec les injonctions, le plus souvent parentales, qui mettaient en doute nos capacités. Il faut agir en parent bienveillant et la convaincre qu’elle doit nous laisser faire.

C’est dans l’amour de soi que se situe donc la solution. Dans l’amour non seulement de ce que nous avons de bien en nous, mais aussi de tout ce que nous sommes. Avec nos limites, avec nos caractéristiques moins reluisantes, avec nos peurs aussi.

Quand nous rencontrerons une partie moins agréable de nous, nous entendrons intérieurement : «tu vois, je te l’avais dit, tu n’es pas assez…». Nous devrons alors inlassablement nous répéter : «mais non, ce n’est qu’un limite, elle est à dépasser ou à accepter, mais de toute façon à aimer. Très fort»

Peut-être alors, tout doucement, cesserons-nous l’automaltraitance et commencerons-nous à nous donner le droit de réussir.

En amour, en affaires, dans la vie…

Partout.

Commençant à y arriver, la voix de ce petit bonhomme en nous reviendra nous dire: «Non, c’est trop… Trop bon, trop beau, trop top.»

Et il faudra la reprendre sur nos genoux, la bercer, l’aimer et lui affirmer:

«Non, ce n’est pas trop. C’est juste assez, parce que tu en vaux la peine.»

Adapté de mon livre: Faites exploser vos couleurs, p. 115)

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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

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