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NE FAITES PAS DE COMPROMIS SUR QUI VOUS ÊTES

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Nous avons été tous élevés à être de « bons enfants ».

Ça voulait dire très souvent écraser une partie de notre personnalité qui « dérangeait » les grands. Elle faisait trop de bruit, s’affirmait trop, était trop éveillée, était insouciante, était créative. Mais ça dérangeait. Alors on nous faisait taire.

Et nous avons très souvent appris qu’une partie de nos profondes qualités n’étaient en fait que des défauts à réprimer. Et nous avons relégué ça dans l’ombre.

De nos jours, nous apprenons à être de « bons parents ». Et nous essayons de ne rien réprimer des enfants qui trop souvent peuvent faire ce qu’ils veulent quand ils le veulent.

Nos parents avaient tort.

Mais nous aussi.

Ce qu’il faut, c’est canaliser ces attitudes parfois dérangeantes qu’ont les enfants. Ni les réprimer, ni les permettre à tout venant.

Il y a des temps et des endroits pour faire du bruit, et certainement pas quand grand-maman essaie d’expliquer son dernier voyage. On peut découvrir une nouvelle manière de mélanger la farine et l’eau, mais certainement pas sur le plancher neuf… à moins d’y avoir mis un plastique auparavant. On peut s’affirmer. Mais certainement pas en coupant la parole à celui qui parlait déjà.

Il faut encourager les enfants à être tout ce qu’ils sont et les aider à choisir temps et circonstances. C’est ça canaliser.

Il y a aussi des manières de dire les choses. On peut dire que l’on n’aime pas ça. Pas que ça a un goût de merde. Pas que c’est dégueulasse.

Et on doit se coucher à une heure qui garantit un bon sommeil suffisant. Pas quand papa et maman n’en peuvent plus, ni quand ça nous convient peu importe les circonstances.

Le résultat de cette éducation qu’on nous a inculquée, que nous inculquons à nos enfants et qui n’est souvent pas bien meilleure, c’est que beaucoup de bon est refoulé ou bien part dans tous les sens parce qu’il n’est pas canalisé.

Dans un cas comme dans l’autre, une fois adulte, nous hésitons à être l’entièreté de ce que nous sommes ou ne savons pas le manifester adéquatement.

Puis, un jour, quelque part dans l’adolescence de plus en plus jeune, nous « tombons en amour ». Bien trop tôt, évidemment, alors que nous ne savons pas nous-mêmes qui nous sommes vraiment. Et nous recommençons le manège de l’éducation mais avec le ou la partenaire. Nous étouffons une partie de ce que l’on est, essayons de se montrer conforme aux attentes de l’autre, hésitons à affirmer nos besoins par peur de perdre cette nouvelle flamme inestimable.

Puis, un jour, de bouts de nous sortent. La nouvelle flamme n’aime pas. Et ça finit de toute façon.

Et nous retenons de cette cuisante expérience que nous n’avons pas encore été assez ceci, trop cela.

Et nous nous promettons que la prochaine flamme durera.

Et évidemment, ça ne marche pas.

N’hésitez jamais à être comme vous êtes. C’est ce que vous avez de plus précieux. C’est votre être profond, votre unicité, ce pour quoi vous respirez.

Affirmez votre couleur.

Clairement.

Mais oui, parfois, vous aurez à apprendre à canaliser. Tout se dit mais pas n’importe comment. Tout se fait (enfin presque), mais selon temps et circonstances.

Il ne sert à rien de cacher aux autres des choses sur vous ou pire, de vous les cacher à vous-mêmes.

Et il y a des gens qui n’aimeront pas.

C’est comme ça.

Comme il y a des gens qui n’aiment pas le gâteau au fromage.

Est-ce que ça fait de vous un mauvais gâteau?

Pas du tout.

Assumez tout ce que vous êtes.

N’acceptez de compromis que sur la façon de canaliser tout ça. Après tout, on vit en société.

Et de grâce, entourez-vous de gens qui aiment ça.

Ne vous laissez plus jamais dire que vous n’êtes pas bien, pas adéquat, pas conforme. Ni clairement, ni à mots couverts.

Soyez juste vous-mêmes.

Mais complètement.

Et dans ça, soyez solides.

Soyez convaincu qu’au fond, c’est ce que vous avez de plus beau et que ceux qui n’en veulent pas, soit se privent de quelque chose de précieux à cause de leurs propres blessures, soit sont justement faits pour passer ailleurs que dans votre vie.

C’est vous qui forgez votre vie.

Alors soyez votre propre marteau et votre propre enclume.

Et forgez-la à votre image.

Ne vous inquiétez pas.

Il y aura toujours quelqu’un qui aimera vos couleurs et qui acceptera de mélanger les siennes aux vôtres.

Afin que naisse un nouvel arc-en-ciel.

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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

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