Accueil Amour POURQUOI «GARS» S’ÉCRIT ENCORE AVEC UN GRAND «G» COMME DANS «GNIAISEUX»!

POURQUOI «GARS» S’ÉCRIT ENCORE AVEC UN GRAND «G» COMME DANS «GNIAISEUX»!

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Avertissement: ce texte comporte énormément de jurons et pourrait indisposer certaines personnes.
Lorsqu’on parle de développement personnel, de spiritualité, de sentiments, d’amour vrai etc., inévitablement, notre public, c’est des filles.
Regardez seulement les gens inscrits sur mon Facebook : 25% de gars, 75% de filles. Dans mon bureau de psychologue, c’est la même chose. En vérifiant dernièrement, ça donnait 20% de gars et 80% de filles.
Et maintenant, j’écris un article pour les gars, mais c’est en majorité des filles qui vont le lire.
Quand je reçois des couples, la majorité des gars sont convaincus que c’est la fille qui a un problème et viennent « pour l’aider » à réaliser que si elle était différente, le couple marcherait mieux. Parce que eux, ils ont rien à dire. Parce que eux, ils sont « corrects ».
Un jour, quelqu’un a partagé un de mes articles sur sa page et un gars que je ne connais pas a d’emblée écrit  en parlant de moi : « Lui, y me tappe! » Et pourtant, je ne le connais pas, vraiment…
Ça ne prend pas avec les gars ce que j’écris.
Bon…
Ça veut dire que ça a ben l’air que je ne sais pas parler aux gars.
Et pourtant…
Je suis un gars.
Mais je fais partie de ces 20% ou 25% de gars qui liraient mes articles, qui se préoccupent de spiritualité, qui pensent qu’on a des émotions.
Bon, ok, vous me direz que ça vient avec l’âge.
Mais j’étais comme ça à 18 ans.
Et qu’est-ce qui se passait à 18 ans?
J’écrivais des chansons sentimentales, je recevais des confidences et… mes amies étaient presque toutes des filles.
Parce que je trouvais les gars euh… niaiseux. Je trouvais qu’ils manquaient de profondeur. Je trouvais qu’ils n’avaient pas de conversation.
Et les gars, ils me trouvaient comment? Ben « Rochette », ça rimait avec « tapette » et je l’ai entendu plus souvent qu’à mon tour.
Pourtant, c’est encore à 80% des gars qui se suicident.
C’est encore les gars qui ont des problèmes dont ils ne parlent pas.
Il est où le problème?
Bien sûr, on pourrait sortir toutes les différences entre les gars et les filles, tous les clichés déjà entendus là-dessus, que les gars raisonnent avec leur queue, que les filles sont plus sentimentales, que les gars sont plus dans l’action et les filles dans la parole.
Pourtant je connais pas mal de filles qui raisonnent avec leur clitoris et qui agissent bien plus qu’elles ne parlent.
Il est où le problème?
À mon avis, une partie du problème vient du fait que nous, les gars, on a refusé de grandir. On est restés des bébés.
Bon, ça y est, je vais encore en perdre une gang.
Je vous propose quelque chose.
Je vais essayer de faire une partie de cet article en m’adressant aux gars. Aux vrais. Et vous qui me lisez, et à qui cet article ne s’adresse pas, je vais vous demander de faire lire à ceux qui ne me lisent pas juste cet extrait où je parle aux vrais gars.
Vous êtes prêts?
C’est parti.
……………………
Heille toi..
T’es pas tanné d’être en couple pis d’avoir à négocier chaque party auquel tu vas?
T’es pas tanné de vivre avec le concept d’ « air lousse »?
T’es pas tanné d’être obligé de mentir à ta femme chaque fois que tu veux avoir du fun parce qu’autrement, soit elle pète les plombs, soit elle veut « jaser » pis que tu sais que ça va durer une éternité?
Oui, hein?
Hostie, oui, hein?
Ben je vais te donner un truc.
Mets tes culottes, tabarnak!
Arrête de te comporter en p’tit gars à sa maman.
Dis-lui ce que tu veux.
Dis-lui ce que tu penses.
Vieillis un peu.
Tu vas me dire : « Euh… comment ça? ».
Ben r’garde ben…
Quand t’as commencé à sortir avec ta blonde, t’as vu quoi en premier? Son intelligence? Son sourire? OUI, hostie… Tu les as vus ces affaires-là. C’est ça que t’as vu mais t’as vu aussi ses boules pis son cul… Pis t’a oublié alors que t’étais autre chose qu’une queue…
Pourquoi?
Parce que tu cherches ta mère, man…
Pis ta mère, elle est plus là…
Vieillis un peu câlisse…
« Euh… heille… arrête, tabarnak… C’est pas vrai. »
Ah non, c’est pas vrai?
Pourquoi alors tu lui laisses tout le temps faire la bouffe, pis que tu t’es fait accroire que tu savais pas cuisiner? Parce que c’est vraiment une affaire de bonne femme ou parce que ta mère te nourrissait?
Pourquoi tu prends presque pas le bébé? Parce que les gars ont pas le tour ou parce que ta mère te prenait?
Pourquoi t’aimes ça te coucher sur ses genoux en écoutant la télévision? Parce que tu relaxes ou ben parce que ça te permet de te mettre en fœtus?
Tu te plains que ta blonde veut plus baiser après avoir eu des enfants, mais tu la laisses être une mère mur à mur, même avec toi.
Une femme, ciboire, c’est pas juste une mère…
Sois un vrai gars.
Affirme-toi.
Dis-lui que ça te gosse de la peinture rose sur un mur.
Dis-lui que toi, des meubles en osier, t’as jamais trouvé ça ben ben beau.
Invite tes chums chez vous au lieu de te sauver dans un bar.
Laisse pas ta blonde prendre le contrôle.
C’est vrai que les femmes ont tendance à devenir « Germaines », mais c’est parce que ça fait ton affaire…
Arrête de niaiser avec les hostie d’ « air lousse », comme si ta blonde était ton boss.
« Ouais, mais j’achète la paix! »
C’est pas vrai tabarnak. T’achètes pas la paix, t’entretiens la marde. Plus ça va être comme ça, plus tu vas te sauver. Pour pas avoir à parler. Pour pas avoir à subir les jugements de « maman-blonde ».
C’est pas à ta blonde à s’occuper de toi, à te faire manger, à te torcher…
C’est pas à elle à te confirmer que t’es « un bon p’tit gars ».
Crisse, réveille… C’est quoi ta vie? Tu fais le king à l’ouvrage, tu sors avec les chums une fois par semaine, pis c’est les seuls temps où tu respires? Voyons donc…
Installe-toi chez vous comme un vrai gars, pas comme un p’tit gars.
Arrête de faire ton smatte avec ta queue, elle va ramollir à 60 ans, pis tu vas avoir l’air d’un con.
T’en as des sentiments, hostie… T’en as plein…
Pourquoi tu les dis pas?
Pour avoir la paix?
Parce que maman a toujours raison?
Parce que t’as été élevé à juste sentir la colère et pas la peine?
Pourtant tu la sens, la peine, des fois… mais tu vas prendre un coup, dans ce temps-là. En cachette de la bonne femme en plus.
Câlisse que tu fais pitié.
Pis inverse pas le truc… prends pas le contrôle en lui disant de fermer sa gueule. Autrement, tu vas élever un p’tit fille et elle va partir une fois que son père lui aura tout appris.
C’est pas mieux…
Regarde ta blonde dans les yeux. Dis-lui : « Tu veux jaser? On va jaser! Pis explique lui qu’il y a 2 boss dans la maison. Elle pis toi. Pis que y’a personne qui donne d’ordres à l’autre. Qu’on décide des choses ensembles. Qu’on doit être des partenaires. Que dorénavant tu vas faire cuire les pâtes parce que tu les aimes mieux comme tu les fais. Que ça te dérange pas qu’elle sorte les vidanges. Que tu veux faire garder les enfants de temps en temps pour pouvoir te saoûler la gueule avec elle pis avoir une bonne partie de fesses. Que tes rendez-vous, t’es capable les prendre tout seuls. Pis que si tu les oublies, c’est ton problème. Que le patio est à vous deux, autant pour ses party de sacoches que pour que tes chums viennent faire un tour.
Arrête d’être un bébé…
Arrête de te dire qu’il faut tout faire tout seul pour prouver qu’on est un vrai gars… Tu veux prouver quoi?  « Regarde maman comme je suis grand? »
Ce qui est grand, c’est de demander de l’aide quand ça marche pas.
Ce qui est grand, c’est de dire : je suis pas capable, quand c’est le cas.
C’est fini le temps ou ta mère était fière de toi parce que tu t’étais débrouillé tout seul.
T’as plus de mère.
T’as une blonde.
Pis sa job, c’est pas d’être fière de toi.
Tu veux pas d’une « germaine » dans ta vie?
Ben soit un gars. Un vrai.
Pas un « p’tit gars ».
……………….
Voilà.
Quand vous partagerez ce texte à des gars, ne leur faites lire que ce bout-là.
Pour commencer.
On verra bien.
Et vous, mesdames…
J’ai aussi ce matin quelques petites choses à vous dire.
Beaucoup d’entre vous cherchent des « bad boys ». Vous aimez ça. Tsé, les beaux p’tits gars avec le beau tit cul et le six pack? Ça fait viril. Mais souvent, ce que vous cherchez à faire, c’est les « sauver », leur faire découvrir leur spiritualité, les faire « parler » alors qu’ils ne parlent pas.
Personnellement, j’ai hâte que vous réalisiez que, quand vous faites ça, vous jouez à la mère.
Vous prenez un gars qui est un p’tit gars et vous essayez de l’élever pour qu’il devienne grand.
Mais si vous êtes sa mère, peut-être que vous allez réussir… Mais quand il sera grand, il voudra un couple… Et il ne le fera pas avec sa mère. Et il va vous quitter.
Des fois, on me demande la différence entre un vrai gars et une vraie femme.
Et moi je dis qu’il n’y en a pas.
Bien sûr, on pourrait aligner bien des différences…
Mais fondamentalement, je crois qu’il n’y en a pas.
Pas pour les vrais.
Parce qu’un vrai gars, ça a un cœur et ça n’a pas peur de s’engager. Et ça a un corps et ça sait s’en servir.
Et qu’une vraie femme, ça a un cœur et ça n’a pas peur de s’engager. Et ça a un corps, et ça sait s’en servir.
Face à face. Les yeux dans les yeux. Tous les deux capables de dire en même temps : « Je t’aime… baise-moi! »
Et pour ça, il faut être des adultes.
Pas des p’tit gars et des p’tites filles!
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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" et "Des silences ébruités" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

3 COMMENTAIRES

  1. Comme il y a deux façons de réagir à une situation au moment de trouver une solution : soit de visualiser un verre à moitié vide ou un verre à moitié plein; l'essentiel n'est pas dans le fait que seulement 20 % des gars s'intéressent à cela, mais que maintenant 80% des gens savent maintenant pourquoi c'est comme cela. Ouf! Comme on dit en bon Québécois : "Ça fesse dans le DACHE".

  2. Je fais parti du 20% intéressés par vos sujets et je travaille dans une "shop". J'ai vu dans ce texte mes collègues de travail qui dans la salle à break parlent de sexualité de façon très vulgaire, ne semblent jamais se tanner de faire des jokes sur les "grosses" et les "tapettes" mais lorsque je les vois au party de Noël avec leurs blondes, ils ont tous l'air de bons petits chiens bien dressés.

    Je crois que l'intériorité, la spiritualité et le mysticisme ont de tout temps été l'affaire presque exclusivement des femmes. Chez les hommes, le sentiment religieux s'exprime surtout dans le fait de garder et transmettre des rituels et des traditions, de bâtir ou faire des choses pour la "gloire de Dieu"(exemple, les cathédrales), faire de la théologie et de l'apologétique("mon Dieu est plus fort que le tiens et voici pourquoi").

    Aujourd'hui, dans notre société sécularisé, la religion a été remplacé par la psychologie et la pensée positive chez les femmes et il y a quelques années par le nationalisme mais aujourd'hui le sport professionnel chez les hommes. C'est fascinant de voir un père acheter un petit chandail du Canadien à son fils, lui parler des légendes du passé comme d'une sorte d'hagiographie, faire un pèlerinage au Centre Bell ou faire une procession dans les rues de Québec pour le retour des Nordiques. Avec tout les problèmes de société que nous vivons, à voir les ligne ouvertes de sports et les émissions de débats sportifs(mon équipe est plus forte que la tienne et voici pourquoi), on se croirait à Byzance où les théologiens débattaient du sexe des anges alors que les Ottomans étaient aux portes de la ville.

    Je résume grossièrement, mais dans "The Rise of Christianity", Rodney Stark explique qu'une des principales raisons de la croissance rapide du christianisme dans l'Empire romain est que cette nouvelle religion attirait principalement les femmes. Ajoutons à cela que les familles chrétiennes ne commettaient pas d'infanticides(tuer les bébés filles préférant les garçons) et il y avait là un mouvement avec un nombre disproportionné de femmes, ce qui attira les hommes. Donc, attirer surtout les femmes est peut-être un gage de succès pour vous.

    Mes excuses pour le long commentaire.

  3. LOL! Fâche toé donc voir!

    Personnellement, pour devenir un meilleur homme, j'ai choisi le modèle féminin.

    « Marie-toi: si tu trouves un bonne épouse tu seras heureux; si tu en trouves une mauvaise tu deviendras philosophe… », Socrate

    Tu vois bien, même Socrate savait que c'est la faute des femmes! LOL!

    Mais l'être humain ne changeras pas de si tôt; les bi-polaires ont la réputation d'emmener leur conjoint en psychiatrie. Et à la limite, quand les rôles sont inversés dans les couples (La femme fait le rôle de l'homme et vice-versa), C'est la femme qui est "correct" et c'est l'autre qui doit consulter.

    Le modèle masculin est vraiment pitoyable à mon goût! 😉

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