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MOURIR… ET ALORS?

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(Photo, courtoisie de Gerard Altman, Pixabay)

 

J’ai soixante-six ans, et je vais mourir. Probablement à soixante-sept ans.

Voilà, c’est dit.

Et ça n’a même pas été difficile.

Je l’ai appris il y a deux mois.

Un cancer du poumon de stade 4 à petites cellules avec métastases aux os.

Celui qui ne se traite pas.

Enfin, si. Il se traite. Pour prolonger. Pas pour guérir.

Assez curieusement — je m’en étonne d’ailleurs moi-même —, je ne réagis pas mal à cette nouvelle qui devrait, en principe, me jeter par terre.

Certains peuvent penser que je suis dans le déni. La majorité pensent que je suis si fort que « je vais gagner mon combat » contre le cancer. D’autres me disent que je suis courageux. Que je suis un modèle de résilience.

À tous ces gens, je veux dire que je ne suis rien de tout ça. Je ne me sens ni combattant, ni courageux, ni résilient.

Il y a trois ans, j’ai vécu un autre cancer du poumon. Celui-là n’était pas à petites cellules et j’en ai guéri. Guéri du point de vue physique, mais profondément meurtri sur le plan psychologique et spirituel.

J’ai dû cesser de travailler: j’ai fait une faillite personnelle. J’ai fermé un bureau qui était la prunelle de mes yeux et dans lequel j’avais investi beaucoup de temps et d’argent.

La veille des traitements de chimiothérapie, ma conjointe m’a laissé, tout en m’offrant de « m’accompagner comme ami ».  Mon amour pour elle était si grand que je n’ai pas été capable d’accepter de la revoir «en ami».

Si j’avais été courageux, fort et résilient, je me serais relevé facilement de ces épreuves. Pourtant, elles m’ont démoli.

Perdre la santé, l’amour et la sécurité financière en même temps, c’est une épreuve. Toute une épreuve.

J’ai beaucoup pleuré.

J’ai beaucoup désiré mourir alors.

Chaque soir, je priais pour ne pas me réveiller le lendemain.

Aujourd’hui, trois ans plus tard, je vois qu’il s’agissait d’un cycle d’épuration, de renoncement. Un passage à vide obligé pour me recentrer sur l’essentiel. Une étape de détachement.

Or, le détachement, c’est ça qui fait mal.

Oh, peut-être moins quand on le fait volontairement.

Mais quand il arrive sans qu’on l’ait voulu, on a l’impression que chaque épisode est comme un lambeau de chair qu’on nous arrache lentement. Vous savez? Comme le pansement qu’on prend son temps à décoller. Mais cette douleur-là se rend jusqu’au fond de notre âme. Tout au fond.

C’est la grande noirceur. Physique, psychologique, spirituelle.

Ça dure longtemps. Très longtemps.

Puis, peu à peu, apparaît la lumière.

Mais quelle lumière!

La lumière au bout d’un tunnel de détachement n’est pas la même que celle que l’on connaît quand on sort d’une dépression. Elle est plus pure, plus « dénudée ». C’est difficile à expliquer.

Au sortir d’une dépression, on se sent comme si le soleil revenait après des mois de pluie. On a appris quelque chose. Le goût de la vie revient. On a des projets. Tout est clair et beau. On peut expliquer notre parcours en termes d’apprentissage.

Au sortir d’un épisode de détachement, la lumière n’est plus liée à la noirceur. La noirceur n’existe plus. L’apprentissage qui reste alors est que rien n’est important hormis l’amour. Il n’y a pas de projets terrestres. Pas non plus de déprime à ce sujet. On peut réaliser des projets, mais ce n’est même pas nécessaire d’arriver au bout.

Au sortir d’un épisode de détachement, la lumière a une pureté que n’a pas celle d’après la dépression. Ce n’est pas ce qu’on a appris qui compte mais plutôt la façon dont on vit. Où tout à une importance magistrale mais où plus rien n’a d’importance en même temps (j’entends rire une nouvelle amie qui sait ma difficulté avec les paradoxes). Mais oui, tout à fait : important et pas important en même temps.

Cela ne devient parfois évident que devant un autre renoncement.

C’est notre réaction à ce nouveau renoncement qui met en exergue l’endroit où l’on est rendu. Et c’est ce qui m’est arrivé, ce dont j’ai pris conscience lorsqu’on m’a annoncé ce nouveau cancer.

Tout d’abord, il faut comprendre que dès l’annonce du diagnostic, je savais ce qui m’attendait : c’est le cancer dont ma mère ne s’est pas sortie il y a une trentaine d’années. Avec des traitements éprouvants, elle a survécu dix-huit mois. (J’ai demandé des traitements moins violents qui préservent ma qualité de vie mais ça risque de raccourcir un peu ma survie).

Je n’ai eu aucune réaction. Seulement à l’intérieur de moi, un constat des faits : « voilà ce qui arrive ». Pas de peurs, pas de peine, pas de ressentiment. Juste : « voilà ce qui est ». C’est d’ailleurs sans doute pour ça que ma pneumologue (une des meilleures à mon avis) a ressenti le besoin d’insister : « Ce ne sont pas des bonnes nouvelles que je vous annonce ce matin ».

Elle ne comprenait pas ma réaction.

Moi non plus d’ailleurs.

Je me suis dit : ça doit être le déni. N’est-ce pas la première phase à l’annonce d’une très mauvaise nouvelle?

Pourtant, deux mois plus tard, ce que je vis n’a rien à voir avec le déni.

Alors qu’au premier cancer, malgré les insistances de mes proches, je n’étais pas pressé de faire mon testament, mes dispositions de fin de vie etc., aujourd’hui, tout ça est fait.

Alors que je souffrais terriblement dans mon âme, aujourd’hui, rien de tout ça ne se passe malgré que je sois conscient du « vers quoi je m’en vais ».

Il subsiste des craintes : vais-je souffrir, qu’arrivera-t-il lorsque je ne serai plus capable me maintenir à mon domicile où je vis seul, que se passera-t-il si je ne suis plus capable de conduire ma voiture à entraînement manuel (des métastases aux os, ça peut faire beaucoup mal aux articulations)?

Assez bizarrement pourtant, ces craintes ne se présentent pas comme des anticipations toxiques mais plutôt comme des questions présentes en moi. Elles ne causent pas vraiment de grandes anxiétés. Et assez curieusement, ces questionnements trouvent naturellement leurs réponses dans la suite des choses.

Le plus drôle, d’ailleurs, c’est que ce qui m’arrive est beau. Et bien sûr, je me découvre une grande capacité à accueillir ce beau pour ce qu’il est.

Ainsi ma gratitude de voir mes amis se mettre en action pour m’aider. Les services exceptionnels reçus du CLSC de Magog. La qualité des intervenants que je rencontre. Des nouvelles amitiés qui se créent —certains diraient trop tardivement, mais il n’est jamais trop tard pour reconnaître un lien— et dont on sent que c’est du solide.

Aussitôt qu’un besoin apparaît, c’est comme si quelque chose se mettait en branle pour satisfaire le besoin.

Ainsi par exemple, alors que j’hésitais à me rendre chez ma sœur un week-end parce que ma hanche me faisait souffrir et que j’imaginais des métastases qui allaient la faire casser, mon médecin (qui est maintenant un médecin à domicile et, évidemment, hyper compétente) m’a proposé une radiographie avant le voyage pour vérifier s’il y avait imminence de cassure.

Autre exemple : l’infirmière pivot du CLSC m’a informé juste au bon moment (au moment où je me posais cette question) qu’il y avait moyen de me maintenir à domicile jusqu’à ce que soit venu le temps d’être hospitalisé ou d’aller dans une maison de fin de vie pour la dernière étape.

Une amie a fait 5 heures de route pour m’accompagner à un examen pour lequel je ne pouvais pas conduire en revenant. Elle se prépare aussi à venir m’aider pour mes décorations de Noël.

Une autre a fait trois heures de route uniquement pour venir prendre le lunch avec moi. Et actuellement, elle est en train de me concocter des petits plats que je n’aurai qu’à décongeler quand je ne saurai plus quoi manger.

Et mes enfants…. Quelle joie… Je dois les «repousser» (gentiment bien sûr) pour qu’ils ne mettent pas leur propre vie entre parenthèses.

Je pourrais multiplier ces exemples à l’infini.

Tout ce qui m’arrive est magnifique.

Tout est aligné.

Ai-je mal? Parfois beaucoup. Mais c’est un peu ma faute car je néglige de me geler autant qu’il faudrait avec les médicaments. Cela importe peu car ça n’affecte pas mon humeur.

On me dit : tu ne trouves pas ça difficile de vivre tout ça en vivant seul?

Seul? En fait, je ne me sens jamais seul.

Et puis il y a Dieu.

Je ne vous ai pas encore parlé de Dieu (c’est ici que certains d’entre vous vont décrocher).

Lorsqu’on vit ce grand renoncement dont j’ai parlé plus haut, la lumière qui apparaît est branchée sur l’amour et la joie divines.

Béquille?

Peut-être pour certains. Moi, ce n’est pas comme ça que je le vis.

Mais attendez.

Je ne vous parle pas de « La Source », de « L’univers », de « La Vie » et de tous ces mots qui, à mon avis, dépersonnalisent Dieu.

Non.

Je vous parle d’un Dieu personnel.

Un Dieu qui se soucie de chaque chose qui nous arrive.

Un Dieu dont il a été dit : « pas un seul de vos cheveux ne tombe sans que le Père l’ait voulu » (on s’entend qu’en chimiothérapie, Dieu pense beaucoup à nous 😉 ).

Mais ce n’est que dans le renoncement qu’on peut comprendre (un peu) Dieu.

Je vais mourir.

Certains prieraient pour un miracle et décrieraient Dieu de ne pas le faire.

Mais Dieu, quant à lui, ne peut pas voir ça comme ça.

Tout le monde meurt. S’il me guérit — et je crois très fort qu’il en est fort capable—, ce ne serait pas pour m’empêcher de mourir car il faut se rendre à l’évidence, ce ne serait que partie remise. Tout le monde meurt un jour.

Non.

S’il me guérit, c’est qu’il aura jugé que je n’ai pas fini mon parcours sur cette terre et qu’il me reste encore quelque chose à faire.

Et c’est là que je veux en venir.

Je vis maintenant dans une foi si solide que je suis complètement convaincu que Dieu fait ce qu’il faut, ce qu’il y a de meilleur pour moi et que je n’ai pas de pouvoir là-dessus (d’ailleurs je n’en voudrais pas). Ce n’est pas une impuissance qui suscite la colère. Seulement une impuissance qui mène à l’acceptation. C’est la source du lâcher prise.

Faire tout ce qu’on peut puis accepter qu’on ne contrôle pas les résultats.

N’est-ce pas la prière des alcooliques?

Donnez-moi la force de changer ce que je peux changer.

Le courage d’accepter ce que je ne peux pas changer.

Et la sagesse d’en connaître la différence.

Que c’est beau.

C’est ça le lâcher prise.

À partir du moment où l’on accepte cela dans son cœur (pas dans sa tête, vraiment dans son cœur), cela devient une évidence et l’on refuse de mettre des énergies où cela ne sert à rien.

Est-ce que je veux guérir? Non.

Est-ce que je veux mourir? Non plus.

(Tiens, encore un paradoxe.)

Je veux juste qu’arrive ce qui doit arriver.

Ma volonté ne se situe pas là.

Je ne veux pas avoir mal et ça, j’ai du pouvoir dessus.

Je ne veux pas faire de mal autour de moi et ça, j’ai du pouvoir dessus.

Pourquoi irais-je mettre mon énergie sur des choses que je ne contrôle pas?

Comme vous pouvez le voir, je ne suis ni courageux ni résilient.

J’ai beaucoup plus à gagner à m’émerveiller de ce qui m’arrive dans la gratitude de ce qui est. Ce n’est pas du tout une question de résilience.

Concernant ma mort, oui, je vis une certaine anxiété, mais pas une anxiété toxique. Plus une sorte de malaise comparable à aller à la piscine.

Lorsqu’on s’installe pour plonger dans une piscine, si on y va graduellement, on se torture. L’eau parait froide. On hésite à sauter.

Pourtant, on sait très bien que le saut va provoquer une réaction brève suite à laquelle on sera merveilleusement bien dans l’eau.

Pour moi, la mort, c’est ça.

L’anxiété de sauter.

Je ne doute pas que je vais être mieux après (pour les sceptiques, je vous rappelle que s’il n’y a rien, je ne le saurai pas et je préfère penser qu’il y a quelque chose de magnifique).

Mais c’est le coup de sauter.

Notre nature mortelle est ainsi faite qu’avant un élargissement, il y a toujours un rétrécissement.

Je ne suis pas biologiste, mais je suis convaincu que lorsqu’on saute dans une piscine, notre corps se contracte. (Depuis la parution de cet article, un ami biologiste me l’a confirmé.) Puis, tout doucement, il prend de l’expansion jusqu’au plaisir de nager dans une eau qui parait maintenant divine.

Pour moi la mort, c’est pareil.

Il y a contraction au moment d’y aller, puis expansion par la suite.

Je ne suis pas masochiste. Comme tout le monde, je n’aime pas les contractions.

Celle-là non plus.

Mais c’est la condition de l’expansion.

Une expansion dans l’infini, dans l’éternité. Dans la mer infinie de l’amour et de la joie de Dieu.

Ainsi donc, je vais mourir.

Mais oui.

Et alors?

Ben… euh…

Ainsi soit-il.


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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" et "Des silences ébruités" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

24 COMMENTAIRES

  1. M. Rochette,
    Je suis bénévole aux soins dans une maison de fin de vie de Sherbrooke. Parce que comme vous j’ai compris que c’est un passage obligé. Vous savez, la fin de vie est encore la vie! Elle est tout aussi belle, riche, importante et vivante que le commencement. Et oui, il y a du beau en tout! Profitez de chaque instant!

  2. Wow ! Un délice comme lecture enfin un indice de la lumière après le décès de mon fils par suicide un lambeau arraché à mon corps ne plus voir la vie sous le même angle ne plus avoir peur de la mort sinon d’avoir peur de la souffrance mais elle sera plus douce que le décès de mon fils . Je sais moi aussi que la mort viendra un jour quand je ne sais pas mais je serai prête à le rejoindre pour l’instant mes yeux sont changés mon voile est levé je regarde le vrai 😔

  3. Une grande sagesse. Jean Rochette, vous m’impressionnez. la sagesse est pour moi la qualité la plus émerveillante dans ce monde. Et vous l’avez. WOW !
    Vous vous demander a un endroit s’il y a quelque chose après la mort physique.
    Oui. Trop de NDE ou EMI ont été raconté et dévoilé partout dans le monde pour que ca ne soit pas vrai. Et par des éléments personnels, j’ai une certitude que la mort physique, ce n’est que la mort physique. Votre énergie (on appel aussi ca l’ame) ne peut pas se perdre. Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme.

    Vous êtes littéralement un exemple a suivre. Un modèle de pensé sur lequel se basé pour mieux se diriger.

    Merci pour ce partage

  4. M.Rochette je veux vous remercier pour avoir pris la parole sur les réseaux sociaux lors du décès de mon neveu en février 2012 dans un triste épisode de couch surfing…sachez que votre prise de position a jeter un baume sur notre famille éprouvée. Je vous souhaite toute la séreinité en cette fin de vie. Encore une fois milles mercis!

  5. Wow,très beau texte,j ai aussi eu des cours de fds sur les religions avec toi et encore aujourd’hui 30 ans plus tard vos enseignements m aide avec mes patients et leurs familles au soins intensifs…je te souhaites une belle fin de vie et une belle fin de voyage ❤️

  6. Quelle richesse dans ce que tu nous livres ! Il y a là matière à méditer longtemps… Je suis profondément touchée. Par ce que tu écris et parce que tu nous le partage. Le mot « merci » ne me semble pas assez fort pour t’exprimer ma gratitude. Gratitude pour ce partage et pour qui tu es. Je ne connais pas d’autres mots…. Merci Jean, le plus gros merci que tu puisses imaginer…

  7. Votre notion de la mort, de la fin de Vie, de la fin d’une mission terrestre correspond à la mienne. J’ai accompagné durant 20 ans des gens en fin de vie et leur famille, je trouve que c’est un privilège de vivre cela avec eux.
    Merci pour ce texte rempli d’auto-bienveillance et d’Amour.
    Toute ma Gratitude !
    Que ce qui doit être soit !
    <3 xxx

  8. Merci M Rochette je vous souhaite que votre parcours soit doux,pleins d’amour et de bonheur . Je garde de très bon souvenirs des cours de CÉGEP que vous m’avez donné tout spécialement le cours intensif de fin de semaine

  9. M. Pochette, tout d’aborď merci. Je vie un deuil présentement de mon conjoint (30 oct 2019) mort au i d’une maladie dégénérative contrôler mais pour qui une i faction en a décidé autrement. J’aime beaucoup votre façon d’expliquer le renoncement et le parallèle fait entre d’autre drame vécu comme la dépression. J’ai ce sentiment de renoncement comme si j’avais décidé de baisse des bras face àa colère, la peine etc et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Étais ce parce je vi ais du déni, de l’évitement ou que je l’oubliais déjà ( ce qui serait totalement impossible). Non j’ai préféré remercier oui remercier tout les jours Dieu d’avoir permis de connaître cette homme merveilleux et d’avoir pu l’aimer et être aimer par lui. Ainsi je suis plus sereine dans ma tête et dans mon àme. Alors vous vener de me faire comprendre cela merci et beau voyage. Vous savez oui en sautant à l’eau il y a la contraction mais à’l’instant même se vie aussi l’excitation…du bien être et du nouveau !!

  10. jw vous comprend mon conjoint a eu deux cancer et il etait comme vous je vousenvoie beaucoup d,amour et pourles douleursil en a eu beaucoup mais nous etions la moi saconjointe et mes mercveilleus enfants et petits enfants et vous vous avec la foijesuis de tout coeur avec vous je ne vous connais pas mais je comprend je vous envoie desondes positifs et me pensées sont avec vous un jour a la fois et bon courage dieu est avec vous vous n,etes pas seul merci de votre témoignage xxx

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