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LA DOUBLE CENTRATION: L’ART D’ENTENDRE L’AUTRE.

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Avez-vous déjà eu l’impression d’être systématiquement incompris par quelqu’un?

Quelqu’un vous a-t-il déjà renvoyé que vous ne compreniez pas ce qu’il disait?

La communication n’est pas chose facile, car il n’y a pas que les mots qui soient en jeu ici. Il y a aussi une attitude de cœur. Une volonté non pas d’écouter, mais d’entendre l’autre, de le saisir dans ce qu’il est à travers ce qu’il dit.

Je sais de quoi je parle puisque depuis que je suis tout petit, j’ai systématiquement des rendez-vous avec des gens qui n’entendent pas ce que je dis bien qu’ils écoutent.

Au début de ma vie,  mon réflexe a été d’entendre les autres et, devant leur « incompréhension »,  de réexpliquer constamment ce que je voulais dire. J’avais acheté l’idée que je ne m’exprimais pas correctement. Je m’entêtais à me dire que j’étais « défectueux » et que si je trouvais la bonne façon de m’expliquer, les gens me comprendraient. Avec, bien sûr, le sentiment catastrophique pour l’estime de soi de n’être jamais adéquat.

Curieux retour des choses, les gens à qui je réexpliquais mon point de vue, devant cet entêtement, recevaient également le message qu’ils n’étaient pas à la hauteur pour comprendre et croyaient que je les traitais de cons. Pour se défendre, ils en arrivaient à la conclusion que c’était moi qui était trop compliqué et obscur. Et je ressortais de là avec l’idée que j’étais effectivement  compliqué, obscur, et incapable de m’exprimer.

Encore dernièrement, je passais la soirée avec quelqu’un tout en lui exprimant constamment que ce n’était pas le genre de soirée que je voulais. Quelle ne fut pas ma surprise, alors qu’à la fin, je partais en pétant les plombs à ma grande honte (j’aurais dû partir bien avant), de l’entendre me dire : pourquoi as-tu tout gâché alors que ça se passait merveilleusement bien?

Cette personne ne m’avait pas entendu de la soirée. Elle ignorait complètement que, pour moi, cela ne se passait pas merveilleusement bien.

Ce que je vous raconte était le dernier incident d’une longue série.

Il arrive parfois ainsi que la vie nous mette de façon intensive devant quelque chose que l’on a à régler.

Bizarre paradoxe par ailleurs d’avoir le sentiment de ne pas s’exprimer correctement alors qu’on a passé une grande partie de sa vie à expliquer des notions complexes comme professeur et à en recevoir le feedback qu’on expliquait merveilleusement bien.

Il y avait longtemps à vrai dire que je n’avais pas vécu une telle chose de façon aussi intensive. Il y avait longtemps aussi que je n’avais pas réagi de façon aussi explosive. Au fil des années, fort du fait que j’expliquais bien, j’avais pris heureusement l’habitude de garder loin de moi ces personnes sans m’y attacher. J’avais pris l’habitude de m’entourer de gens qui m’entendent. La vie m’aura fait passer un examen… et je l’ai échoué. Un attachement que je n’ai pas vu venir m’a fait rester là plutôt que partir, avec comme conséquence de recopier le pattern que je connais si bien. Des rechutes, ça arrive!

Mais cela a eu une utilité. Me faire approfondir ce besoin d’être entendu et les raisons pour lesquelles ce n’est parfois (ou souvent) pas le cas.

La première chose importante qui est à considérer ici est que, lorsque nous parlons, c’est pour exprimer ce que nous sommes… même quand on parle de l’autre. Si je dis à quelqu’un : « arrête de tapoter sur la table! », ce que je lui dis vraiment, c’est que le bruit des tapotements m’énerve. Je parle de moi.

De la même façon, lorsque j’écoute quelqu’un, je reçois ce qu’il dit à partir de moi. Ma compréhension passe toujours à travers le filtre de ce que je suis. Si donc, au cours de ma vie, j’ai plus ou moins acheté l’idée selon laquelle je suis quelqu’un d’énervant, lorsque quelqu’un me dira : « Arrête de tapoter sur la table! », j’entendrai : « Tu m’énerves » et non « Le bruit m’énerve. » Et je serai prêt à jurer que c’est effectivement ce que l’autre a dit, même si ce n’est pas le cas.

La conscience de cet état de choses est fondamentale et son inconscience peut parfois avoir de graves conséquences.

Un jour, il y a 8 ans, alors que j’étais enseignant, le fait que je sorte à l’époque avec une femme plus jeune que moi (hé oui, j’ai fait ça) commençait à susciter des rumeurs auprès des étudiants. J’avais alors décidé, pensant faire taire les rumeurs, d’être transparent à l’endroit des étudiants et de leur expliquer la chose d’une façon claire (sans pour autant trahir mon intimité). Comme il s’agissait d’un cours de santé mentale, j’avais alors décidé d’en profiter pour en parler sous l’angle de la psychologie tant qu’à aborder ce sujet.

Je leur expliquai donc d’une part que ce type de relation était très loin d’être facile et qu’on ne courrait pas au-devant d’une telle relation en général. Ça arrivait et on le vivait en affrontant les problèmes, notamment les problèmes de jugement de la société sur la chose.

Par ailleurs, je leur expliquai également que physiologiquement, tel qu’il a été établi depuis longtemps, nous étions très loin des préjugés qui disent qu’il s’agit d’un vieux pervers qui profite d’une petite jeune ». Au contraire, les couples « physiologiquement » les mieux adaptés étaient justement une femme plus vieille et donc plus proche de ses hormones mâles avec un homme plus jeune, capable de performance ainsi qu’un couple avec une femme plus jeune et un homme plus vieux et donc plus proche de ses hormones femelles et capables de plus de romantisme. J’expliquai le tout en mentionnant qu’il ne s’agissait que d’un aspect et que bien d’autres venaient compliquer la situation.

J’étais assez fier de mon explication, je dois dire, qui brisait les préjugés et soulignait à la fois la difficulté d’un tel couple et les lieux où il se retrouvait le mieux.

Une étudiante du groupe, probablement scandalisée par ces propos, se pointa chez elle et raconta à son père que je conseillais à toutes les jeunes femmes de se trouver un vieux! Elle était prête à jurer que c’est ce que j’avais dit. Or le père était un homme important dans une très grosse entreprise pour laquelle je recevais des clients comme psychologue en privé. Je fus banni sans autre forme de procès de cette entreprise, ce qui me coûta au bas mot autour de 10 000$ par an. Sur 15 ans, ce sera une incompréhension de 150 000$.

Heureusement, toutes les incompréhensions ne coûtent pas aussi cher. Par ailleurs, ce qui est le plus intéressant ici est qu’une femme psychologue qui enseignait la même chose ne fut jamais inquiétée de ce qu’elle avait dit. Sans doute que les étudiants n’avaient pas le même filtre en l’écoutant!

Comme vous le voyez, ce qu’on comprend de l’autre est moins lié à ce qu’il dit qu’à ce qu’on vit lorsqu’on l’écoute. On le comprend toujours à partir de nous-mêmes. Comment être certain dans ces conditions de bien comprendre les autres?

D’emblée, je vous dirai qu’il est toujours préférable de vérifier, surtout si ce qu’on vient d’entendre est surprenant. Juste une petite phrase comme : « c’est bien telle chose que tu veux dire? »,  ou encore « j’entends que tu me dis telle chose, est-ce que c’est bien ça ?»,  peut prévenir bien des problèmes.

Cependant, il y a une attitude intérieure fondamentale que l’on peut développer pour mieux « entendre » les mots que l’on écoute. (Le mot entendre est utilisé au sens de comprendre, bien sûr.) Il s’agit de la double centration.

Ne cherchez pas sur internet l’expression « double centration ». Vous ne la trouverez pas. Je l’ai en quelque sorte inventée pour décrire une habileté qui semble évidente à certains mais complètement absente chez certains autres.

Je vous explique.

 

La centration sur soi.

La psychologie moderne nous a appris qu’il fallait être centré sur soi. Elle entendait par là que nous devons être à l’écoute de notre intérieur, pouvoir identifier non sensations, nos émotions, nos besoins pour pouvoir y répondre. Dans ce mouvement vers nous-mêmes, nous devons être complètement responsables de nos besoins. Nous devons y répondre adéquatement. Pour faire cela, nous devons nous accueillir, nous prendre comme nous sommes, identifier à chaque moment comment nous nous sentons, comment nous réagissons etc.

Être centré sur soi, en même temps, ce n’est pas de tout ramener à soi, d’utiliser les autres systématiquement pour combler ces besoins, de vouloir que tout tourne autour de soi. Bref, la centration sur soi n’a rien à voir avec l’égoïsme ou l’égocentrisme. Être centré sur soi, c’est simplement être au courant à chaque instant de ce qui se passe en soi. Être conscient. Et pour cela, il faut savoir faire silence. Silence dans la maison comme en soi-même. Être capable de laisser émerger ses états intérieurs. Être capable d’identifier ce qui arrive.

Certains états sont faciles à identifier en soi parce qu’ils ne sont pas menaçants. Je peux facilement identifier quand j’ai faim, quand je suis triste de certaines situations, quand je suis heureux de telle ou telle chose.

Mais si quelque chose en moi est dangereux pour mon bien-être, par exemple un désir soudain de me saouler la gueule alors que je me suis complètement identifié à quelqu’un de raisonnable, je pourrai avoir beaucoup plus de difficultés à identifier ce qui monte puisque cela me remettrait en question. Le problème, c’est que la négation ou le refoulement de cet état ne l’enlève pas. Il est tout de même là. Sauf qu’il est inconscient. Le danger est alors de le projeter sur les autres. Je pourrai alors ridiculiser quelqu’un qui boit, attribuer à quelqu’un d’autre une incapacité de se contrôler sur l’alcool alors qu’en fait, ça m’appartient.

Dans certaines situations, je pourrai même accuser quelqu’un de quelque chose alors qu’il s’agit simplement d’une peur que j’ai, qui m’appartient et qui n’a rien à voir avec les intentions de l’autre. Comme je ne suis pas au courant de cette peur, j’attribue à l’autre l’intention de l’actualiser.

Supposons par exemple que j’ai en permanence la peur de faire profiter de moi mais que je ne le sens pas. Je ne sais pas que j’ai peur et dans ma rencontre des autres, certains gestes ou certaines paroles m’apparaîtront alors comme des tentatives d’abuser de moi alors qu’il n’en est rien. C’est ma peur qui me fera attribuer des intentions à l’autre. C’est aussi ma peur qui me fera acquérir la certitude que c’était bel et bien son intention. Avec la conséquence néfaste que l’autre ne sentira pas du tout compris.

Moins je suis au courant de ce qui se passe en moi, plus je vais projeter, interpréter et donc écouter l’autre en ne l’entendant pas.

Si en revanche je suis parfaitement au courant de mes états intérieurs, je pourrai les accueillir en moi et ils ne viendront pas perturber ma communication avec les autres.

On dit souvent après une relation amoureuse qu’il faut rester un temps seul, apprendre à vivre seul, se recentrer.

Ce n’est pas toujours parce que l’on est dépendant des autres.

Ce n’est pas toujours parce que l’on est incapable de vivre seul.

C’est simplement parce qu’un temps de silence est nécessaire pour se recentrer. Bien sûr, il faut faire son deuil. Mais il faut aussi se retrouver, identifier où, dans la relation, on s’est oublié pour l’autre, retrouver ses besoins, retrouver ses sentiments indépendamment de l’autre, bref, se retrouver soi-même.

Ce temps de silence est nécessaire aussi pour accueillir les parties de nous-mêmes qui sont blessées ainsi que celles qui ont blessé. Il faut se pardonner. Il faut se réconforter. Et tout ça, ça se fait dans un silence intérieur qui est peu compatible avec les bruits extérieurs et les relations avec les autres.

C’est un temps nécessaire pour devenir conscient de soi. Pour se centrer sur soi et apprendre à le rester.

Il n’y a d’ailleurs pas uniquement lors d’un événement tragique qu’un temps de silence peut être bénéfique. Il m’arrive par exemple de temps à autre d’avoir besoin de me retirer, totalement seul, pour me recentrer. Mon travail envers les autres est exigeant et lorsque j’ai l’impression de ne plus avoir rien à donner, c’est que je suis en train de me perdre. J’ai alors besoin d’un temps d’arrêt pour me resituer face à moi-même. C’est vital.

 

La centration sur l’autre.

C’est en étant pleinement conscient de soi que l’on rencontre les autres et qu’on tente de les comprendre.

Or, pour pleinement les comprendre, il faudra se centrer sur eux.

C’est là que ça se corse.

En effet, beaucoup de gens font deux erreurs majeures. Soit ils écoutent l’autre en restant uniquement centrés sur eux-mêmes, soit ils les écoutent en se centrant complètement sur eux.

Dans le premier cas, ils ne les comprendront pas parce qu’ils projetteront sur eux leurs propres émotions, réactions, besoins. C’est par exemple le cas des gens qui ont peur d’eux-mêmes et qui ne veulent pas prendre conscience de ce qu’ils portent en eux. C’est aussi le cas des gens égocentriques.

Comme ils ne sont pas pleinement conscientes de ce qu’ils portent, ils installeront inconsciemment d’immenses filtres qui les feront réagir à ce que l’autre fait ou dit avec cette certitude désarmante que l’autre a vraiment dit ou fait ce dont ils l’accusent. Si, par exemple, ils portent en eux une peur panique d’être inadéquats en relation, ils risquent de prendre tout ce que l’autre dit comme des reproches, de chercher un coupable et de renvoyer à l’autre la responsabilité de ce qui se passe. Uniquement parce que dans leur inconscient il y a une injonction : « pas question de prendre conscience que tu es inadéquat ».

Dans le deuxième cas, celui où les gens se décentrent complètement d’eux-mêmes pour se centrer sur l’autre,  ils comprendront les autres parfaitement bien mais s’oublieront complètement eux-mêmes, ce qui, soit en dit en passant, suscitera plus tard de la colère contre l’autre à qui on attribuera de s’être complètement oublié.

Pourtant, pour comprendre l’autre, il faut vraiment être complètement centré sur lui.

Comment faire alors pour ne pas s’oublier?

 

La double centration.

C’est ici qu’entre en jeu cette habileté dont je vous parlais plus haut. Celle de la double centration.

Il s’agit ici d’être complètement centré sur soi tout en demeurant complètement centré sur l’autre aussi.

C’est l’habileté de base des bons thérapeutes qui doivent complètement comprendre leur client sans que leurs propres états intérieurs n’interfèrent dans le processus de ce client. Certains ont cette habileté de façon naturelle. D’autres auront à la développer.

Ce n’est pas facile à expliquer à quelqu’un qui ne possède pas encore cette habileté alors que c’est évident pour ceux qui la possèdent. Certains la décriront comme un mouvement de conscience d’aller-retour de soi au client et du client à soi. D’autres la décriront comme quelque chose de simultané, comme s’ils étaient séparés en deux, une partie avec eux-mêmes et l’autre avec la personne.

Personnellement, j’aime bien la notion de « présence » pour expliquer cela.

Je dois en tout temps être présent à moi, à mes états intérieurs, à mes besoins. Lorsque je rencontre quelqu’un, je dois aussi être présent à lui. Pour vraiment entendre ce qu’il dit, je dois être présent au contenu qu’il m’amène, aux mouvements qu’il fait, aux réactions qu’il a en même temps que je suis présent à mes réactions.

Supposons que je sois célibataire depuis un certain temps et que je porte en moi un besoin d’attachement qui me rend ouvert à la rencontre de quelqu’un et qu’une personne vienne me raconter qu’elle n’en peut plus d’être seule et qu’elle se sent prête pour une relation amoureuse. Si je ne suis pas centré à la fois sur elle et sur moi, je pourrai en conclure que nous avons le même besoin et réagir en fonction de cela. Pourtant, je dois rester conscient que MON besoin d’amour et SON besoin d’amour sont peut-être différents. Si je porte mon propre besoin et que j’en reste conscient, je pourrai comprendre le sien comme il est. Dans le cas contraire, je me mettrai à lui attribuer mes propres intentions et je ne le comprendrai plus.

Cette double centration nécessite d’abord de se recentrer sur soi. C’est la tâche la plus difficile car elle oblige à s’accueillir pleinement soi-même pour ensuite ne pas se perdre de vue. Un temps de solitude et de silence peut-être nécessaire pour cela. Un temps d’amour pour soi où l’on se donne ce dont on a besoin. Un temps où on se remplit.

Une fois rempli, il est possible d’aller vers les autres à la rencontre de ce qu’ils sont vraiment. Il est possible d’oser de vraies rencontres où l’on pourra accueillir l’autre dans ce qu’il est vraiment. Où l’on pourra véritablement l’entendre dans la mesure où lui aussi nous entend et nous accueille.

La présence à l’autre ne peut pas se faire si d’une part on n’est pas présent à soi et si d’autre part l’autre n’est pas présent à nous.

La vraie réciprocité, le vrai échange, la vraie relation, c’est deux personnes pleinement présentes à elles-mêmes, capables de se dire totalement dans leurs besoins en même temps qu’elles sont pleinement présentes à l’autre, capables d’écouter et d’entendre leur besoins.

Nulle lutte de pouvoir ici.

Aucune trace d’un élan égoïste ou égocentrique.

Simplement une présence bienveillante et réciproque.

Lorsque ce n’est pas le cas, la rencontre n’est pas possible.

Car un ami véritable ne fait pas qu’écouter. Il entend.

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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" et "Des silences ébruités" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

4 COMMENTAIRES

  1. Difficile de se "re"-centrer après une vie où l'on vous a appris à ne pas exister…sauf pour les autres (ce qui est absurde). Il faut du temps, de l'énergie, beaucoup de "vouloir" aussi
    Et l'on se re découvre, re connecte YOUPI ! je suis toujours là ! la même qu'il y a 50 ans !
    Mais le chemin est long encore
    Fanchon

  2. Oh! Que cela ferait une belle conférence, la double centration!!! maintenant je comprends mieux pourquoi je n'arrivais jamais à me faire comprendre des autres et surtout, que je n'étais même pas écoutée! je vais pratiquer cette notion sans tarder, ça en vaut la peine…merci Jean

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