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LA VIE INTENSE.

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On s’accorde généralement à vouloir vivre une vie intense.

Personne ne veut s’ennuyer dans sa vie.

Seulement voilà.

Il y deux formes d’intensité.

Celle obtenue par la multiplication des situations où le cortisol et l’adrénaline sont présents en masse dans notre organisme est la première.

Dans ce cas de figure, on ne tient pas compte de nos besoins. On tire dans tous les sens. Oh, c’est intense. Mais c’est ce que j’appelle une intensité vide. Vide d’abord de soi, puisque nous ne sommes pas en contact avec nos besoins. Vide ensuite de la profondeur du vécu. Ne faut-il pas s’arrêter pour prendre le temps de goûter les choses et les êtres?

La deuxième est celle qui se produit quand on s’arrête et qu’on prend le temps de goùter les choses et les êtres. Quand on échange réellement. Quand on ne s’en va pas lorsque ça devient plus difficile. C’est une intensité plus intérieure, moins « adrénalinergique », mais plus profonde. C’est ce que j’appelle l’intensité pleine. Et c’est peut-être ça, au fond, vivre intensément.

La vie intense n’est pas la multiplication des situations où l’adrénaline est au rendez-vous.

La vie intense n’est pas non plus de se garder constamment dans des situations de stress toutes plus variées les unes que les autres.

La vie intense n’est pas d’affronter défis par-dessus défis en repoussant constamment les limites de ce qu’on peut faire sans autre explication que « ce que j’ai fait ne me satisfait pas ».

Ça, ce n’est que l’intensité de la fuite.

Non.

La vie intense est de choisir. Et d’honorer ses choix.

La vie intense est de rester dans l’ouverture de ce que la vie amène, prêt à l’approfondir lorsqu’elle nous le présente. Une fois choisi bien sûr.

Puis de rester là.

Au moment où ça devient plus ennuyeux.

Au moment où ça devient plus ordinaire.

Au moment où ça devient moins excitant.

Oh, ça viendra. On appelle ça l’adaptation hédonique (voir mes articles sur le bonheur).

De rester là et d’y mettre du nouveau. Du beau. Du désennui.

La vie intense, c’est de pouvoir dire pour une situation : j’étais là, vraiment présent et j’ai goûté à tout, profité de tout, tout fait, tout exploré, tout aligné, tout approfondi, tout donné.

Puis, à la fin, la vie intense, c’est aussi d’accepter qu’elle se termine. Dans la joie de l’avoir vécu. Dans le renoncement qui amène la paix.

Et c’est seulement là qu’on pourra dire : j’ai vécu.

Intensément.

On pourra dire aussi : j’ai aimé.

Mais n’est-ce pas la même chose?

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Jean Rochette
Coach personnel, psychologue et psychothérapeute, Jean Rochette se passionne pour nos deux chemins de vie: pour soi (nos enjeux) et pour les autres (la mission). Il est l'auteur de "Faites exploser vos couleurs" et "Des silences ébruités" aux Éditions du Dauphin Blanc. Diplômé de niveau maîtrise (Master) en Sciences de la religion (Université de Sherbrooke) et en Psychologie (Université Laval), il a enseigné pendant 32 ans dans un collège du Québec.

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